Un cas de tuberculose bovine a été suspecté lors de l’inspection sanitaire des carcasses en abattoir.
L’animal d'origine était issu d’un cheptel ariégeois et n’avait pas de symptôme clinique.
La mise en culture des lésions suspectes, de même que des contrôles complémentaires effectués sur le reste du cheptel ont permis de confirmer l'atteinte du troupeau.
Conformément à la réglementation, le cheptel bovin de 83 têtes a été déclaré infecté de tuberculose bovine par arrêté préfectoral.
Cette mesure a pour conséquence d’interdire toute vente et mouvement des animaux concernés hors de l’exploitation, dans l'attente de leur abattage.
Suite à cette infection confirmée , l’enquête épidémiologique a été élargie aux autres exploitations voisines.
L’inventaire des mouvements entrants et sortants d'animaux au sein de l'exploitation infectée a été dressé par les services de la Direction DCSPP sur une période de trois ans.
12 élevages ont ainsi été identifiés en premier niveau et placés sous surveillance sanitaire par arrêtés préfectoraux pour être soumis à un dépistage tuberculinique de l'ensemble des animaux en sus des mesures d’interdiction de mouvement.
8 élevages ont déjà été testés, dont 7 négatifs et 1 fortement douteux.
Des investigations complémentaires seront entreprises cette semaine pour statuer sur ce dernier cas.
S'il s'avérait positif, un nouvel abattage de cheptel devrait être envisagé, de même que la mise sous surveillance sanitaire de nouveaux élevages.
Par mesure de précaution, la foire du Mas d'Azil ne comportera pas de concours de bovins ou caprins cette année.
La tuberculose bovine est une maladie qui touche les bovins et les caprins (pas les ovins), due à une bactérie très résistante dans le milieu extérieur: Mycobacterium Bovis.
Cette bactérie se développe très lentement, tant dans le milieu extérieur que sur les animaux atteints, ce qui explique la longue durée d'incubation de la maladie (de 6 semaines à deux ans).
La contamination se fait par les voies respiratoires et nécessite des contacts étroits (Nose to nose) entre les animaux.
En général, les animaux ne présentent pas de symptômes, et c'est l'examen des carcasses à l'abattoir qui permet de déceler des lésions suspectes sur les ganglions des poumons.
Rappelons que Mycobacterium Bovis n'est pas l'agent habituel de tuberculose humaine, dont l'incidence au niveau national est très faible (0.5% des cas humains), à contrario de Mycobactérium Tuberculosis.
Les viandes préparées en abattoir ne constituent pas de danger pour le consommateur puisque systématiquement inspectées par des techniciens des services vétérinaires.
Il n’y a donc pas de risque alimentaire à consommer de la viande bovine.
De même, le lait cru acheté directement à la ferme et consommé après avoir été porté à ébullition, ne comporte aucun risque.
Depuis 10 ans, les agents de la DDCSPP (Ex-DSV) ont eu à gérer 8 cas d'exploitations infectées de tuberculose bovine.
Le dernier cas remonte à 2008 et avait conduit à l'abattage de 139 bovins et à la mise sous surveillance de 16 exploitations.
Source: Préfecture de l'Ariège
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