Philippe Lacube, éleveur sur le canton des Cabannes, a installé son grill samedi matin devant la Maison des Pyrénées à Toulouse, soit à quelques encablures à peine du Fast Foot américain à l’enseigne jaune et rouge… provocation ou promotion des produits ariégeois?
Cette opération «séduction» en direction des «gens de la ville» menée par l’Agence de Développement Touristique de l’Ariège a débuté jeudi dernier en mettant en avant les huit stations de ski ariégeoises.
Après la dégustation de spécialités montagnardes (fromages et charcuteries), des forfaits de ski, des entrées au centre Thermoludique d’Ax les Thermes étaient à gagner et des réductions proposées aux Toulousains sur les concerts du festival de musiques amplifiées «de l’oxygène pour les oreilles» qui aura lieu du 18 au 20 février.
Samedi, la présence du truculent Philippe Lacube dans la ville rose, était à ne pas en douter gage de succès pour cette opération promotionnelle.
Le béret vissé sur la tête, il lançait à la cantonade: «A droite c’est l’Ariège, à gauche c’est l’Amérique… venez goûter le Mac’Arel un hamburger du terroir»
Peu avant 11h, le boulanger des Cabannes était venu livrer ses petits pains ronds à peine sortis du four.
En attendant de finir de griller ses steaks hachés goûteux, Philippe vantait la qualité de ses produits issus de sa production de gasconnes qui à la belle saison pâturent sur le plateau de Beille à 1800m, dans un paysage de carte postale, avant de redescendre passer l’hiver à l’étable:
«La viande est parfumée et délicatement persillée […] elle se suffit à elle-même avec le pain […]
Malheureusement de nos jours on veut à tout prix que la viande soit tendre et qu’elle soit insipide, pour ma part je préfère qu’elle ait du goût»
A l’heure où les bergers s’adonnent au «brespail», le casse-croûte convivial du matin, il n’aura pas fallu grand-chose pour convertir les citadins aux traditions ariégeoises.
«La bonne odeur nous invite à tester votre Mac’Arel […] et puis à 4,50€ avec le verre de vin, ce n’est pas cher du tout !» s’exclame Caroline fière de faire un acte citoyen: «la malbouffe ne passera pas par moi !»
Pour certains, il suffit d’évoquer la vallée d’Ax ou le plateau de Beille pour que les yeux brillent: «c’est super là-bas, on y va faire du ski»
Pour d’autres, entre deux rondelles de saucisson, on parle agriculture: «c’est un label cadet gascon? Oui, oui, j’en ai entendu parler à la Sisqa qui s’est tenue le mois dernier au Parc des Expositions»
Même les plus réticents, les irréductibles de l’enseigne américaine, avouent qu’il y a «une différence»:
«On voit bien que la viande n’est pas surgelée, elle est épaisse, goûteuse sans y ajouter des arômes artificiels […] à quand le Mac’Arel place du Capitole ?»
Philippe Lacube en profite pour glisser entre deux Mac’Arel que la boutique de sa ferme, la Ferme du Quié, permet de consommer toute l’année ces produits-là et bien d’autres, grâce à son site internet.
Pas moins de deux cents sandwichs ariégeois ont été écoulés pendant l’heure du déjeuner… une belle opération de promotion pour l’Ariège et ses produits du terroir.
- Tonte des brebis avant le départ en estive
- Consommer juste et local: l'AMAP de Pamiers ouverte à de nouvelles familles
- Mas d'Azil: en campagne... pour les produits locaux
- Transhumances en Barguillière: rendez-vous le 19 mai
- Camon: des vignes au pied de l'abbaye
- 2nde édition de la Fête du Bois de Pays
- Que la montagne est belle dans le pas des troupeaux!
- Motion ariégeoise contre la Prime à l'engraissement: le président de la FDSEA en désaccord
- Les vautours attaquent de jeunes veaux en Basse-Ariège
- Isards: une espèce sous haute surveillance dans la Réserve d'Orlu










fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.





