Jusqu’au 31 mars, la FNSEA s’est réunie à Saint-Malo pour son 65ème congrès.
Pour la première fois, un Ariégeois est administrateur au sein du bureau national (il y a en tout 68 administrateurs en Conseil d’administration). Il s’agit d’Hervé Peloffi, actuel président de la fédération départementale.
De ce congrès, il en retient un certain nombre de dossiers sur lesquels il compte bien faire pression.
Globalement, la volonté de croissance pour le secteur agricole a été réaffirmée.
Les agriculteurs ont aussi évoqué l’indexation des prix agricoles sur les prix alimentaires, la contractualisation ou encore la restauration de la compétitivité de l’agriculture française.
Autant de thèmes qui, dans une Economie mondialisée, sont devenus très complexes.
Mais pour Hervé Peloffi, l’irrigation reste aussi un enjeu majeur, «la plaine de Saverdun que l’on voit aujourd’hui si riche [...] avant l’irrigation c’étaient les terres les plus pauvres du département»
Il ajoute, «il y a près d’un siècle, des gens ont eu l’intelligence de faire des retenues, des lacs. L’irrigation est porteur de richesse. Et on est étonné de voir que l’on ne peut pas utiliser cette richesse»
Le syndicat demande notamment une politique de stockage de la ressource pour sécuriser les productions.
Et pour l’agriculteur, la France est à la traîne, «les Espagnols de leur côté font plus de retenues d’eau, et font de gros efforts financiers»
Autre sujet qui tient à cœur au président départemental: le coût du travail en France par rapport au reste de l’Europe.
Il martèle, «le plus gros handicap de la France, c’est que nous sommes les producteurs les plus chers du monde.
Nous avons des charges importantes, mais nous sommes dans une économie européenne et mondiale.
Le gouvernement en a pris la mesure puisqu’il y a eu un allégement des charges salariales des saisonniers»
Aujourd’hui, le syndicat attend le même coup de pouce sur l’emploi permanent et demande une harmonisation sociale au sein de l’Union Européenne.
Autant de sujets qui dépassent le plan local. Rappelons que c’est le céréalier Xavier Beulin (proche des milieux économiques et financiers) qui a pris la tête du syndicat.
| La FNSEA (fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles): quelques repères... A l’échelon local et départemental, il y a 20 000 élus qui représentent les agriculteurs dans différentes instances de décision. Ils sont aidés par 1100 collaborateurs sur les sujets techniques, juridiques et fiscaux. Au niveau national, il y a un congrès annuel, un conseil fédéral trimestriel, un Conseil d’Administration mensuel (composé de 68 administrateurs). Un bureau travaille toute l’année. La FNSEA essaie aussi de peser au niveau européen, soit par l’intermédiaire du COPA (Comité européen des organisations professionnelles agricoles de l’Union européenne), soit de la FIPA (Fédération internationale des producteurs agricoles). |
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