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Des Ovinpiades au Salon de l'Agriculture, le lycée de Pamiers contribue à la valorisation de l'Ariège et de ses métiers agricoles

© midinews 2014

Maîtrise de soi, ténacité, rapidité, combativité, technicité, motivation, telles sont les qualités reconnues nécessaires pour participer aux Ovinpiades des Jeunes Bergers.

Des qualités dont dispose la jeune Alicia Casanova, 22 ans, élève en BTS Productions Animales au Lycée agricole de Pamiers qui vient de terminer deuxième des neuvièmes Ovinpiades des Jeunes Bergers organisées tout récemment à Albi.

Quiz, tri de brebis, parquage, manipulation et note d’état corporel, évaluation de l’état de santé d’une brebis autant d’épreuves qui mobilisent toutes ces qualités afin de gérer des brebis de la manière la plus efficiente possible.

Et une performance pour la jeune Alicia quand on sait que pour cette 9ème édition, près de 100 établissements agricoles ont présenté des candidats avec pour objectif le titre national de Meilleur Jeune Berger, lors de la finale nationale qui se déroulera à l’occasion du Salon International de l’Agriculture, Porte de Versailles à Paris dès ce samedi.

«Au lycée agricole on a trois grandes filières, présente Catherine Souquet enseignante en zootechnie au Lycée agricole de Pamiers. Une filière aménagement, une service à la personne et une production agricole dans laquelle j’interviens et qui propose plusieurs niveaux de formation puisque ça va de la quatrième jusqu’au BTS de production animale, en passant par la filière professionnelle et la filière technologique.

On enseigne trois types de productions au sein du BTS
, poursuit Catherine Souquet, la production bovine, porcine et la production ovin – viande. Sur ces trois productions on a à la fois des cours théoriques et des travaux pratiques et si possibles dans les exploitations mêmes»
Valoriser un métier en devenir et attirer les jeunesIci sur le hameau de Bayles sur les hauteurs de Vals c’est sur l’exploitation de Stéphane Pons que nos jeunes élèves de BTS, dont une bonne part de jeunes femmes, sont venus apprendre et répéter une nouvelle fois les gestes de la carrière qu’ils ont choisi.

«Je suis agriculteur en Ariège depuis onze ans à la suite de mon père, explique Stéphane Pons, et j’ai crée ce troupeau de race Suffolk à mon installation. Ca fait dix ans que je suis sur cette race après avoir fait mon cursus scolaire au Lycée agricole avec qui j’ai gardé des relations. Régulièrement on fait des visites et des ateliers sur mon installation», indique Stéphane entre deux manipulations de jeunes moutons.

«Que ce soit à travers les Ovinpiades ou le trophée des Lycées qui se déroulera également durant le salon de l’agriculture à Paris, participer à ce genre de concours est quelque chose d’important pour promouvoir d’autres compétences pour nos étudiants, notamment pratiques, commente à son tour Catherine Souquet. En même temps cela contribue à promouvoir les métiers agricoles. Cela a une bonne influence sur le lycée qui démontre un certain dynamisme»

Promouvoir le métier d’éleveur ovin et susciter de nouvelles vocations auprès des élèves des établissements agricoles est l’un des premiers objectifs de ces Ovinpiades qu’amplifie la finale au salon de Paris.

Car, le challenge pour cette filière est d’installer 8 000 nouveaux éleveurs de moutons et donc d’attirer les jeunes vers cette production au potentiel réel dans les 10 prochaines années en particulier pour remplacer les actifs partant à la retraite.

On évalue en effet que dans une dizaine d’années, 58% des éleveurs de brebis partiront à la retraite. Or, à eux seuls ils détiennent 43% de la production moutonnière française qui compte 7 453 000 de têtes pour 56 races ovines au sein de 56 000 exploitations.

Et donc un message à valoriser. Le métier d’éleveur ovin propose de nombreux atouts, outre le contexte économique favorable et les nombreuses possibilités de reprises favorisées par les départs en retraite, aux jeunes qui souhaitent s’installer.

Alicia, elle, souhaite devenir technicienne commerciale en agro-fournitures. Plus tard, elle envisage de reprendre une exploitation de brebis et de vaches à viande. «C’est vrai que je suis très fière de pouvoir représenter Midi-Pyrénées au Salon de Paris et peut-être même après représenter la filière ovine française lors pour le prochain concours mondial»

Déjà une carrière prometteuse qui s’engage.

Sylvain Sastre | 20/02/2014 - 19:16 | Lu: 50956 fois