Les bouquetins Ariégeois suivis avec une attention particulière
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Ils sont arrivés et sont bien là!
À Ustou, au pied du cirque de Cagateille, le 30 juillet puis le 13 août, 22 bouquetins ont été lâchés dans les Pyrénées ariégeoises. Cela faisait cent ans qu’ils avaient disparu du versant français des Pyrénées et presque quinze ans qu’il n’y avait plus de bouquetins dans les Pyrénées françaises ou espagnoles. Aujourd’hui ce sont 13 femelles et 9 mâles, capturés dans les sierras du centre de l’Espagne qui s’acclimatent à nos montagnes. Ils sont les premiers d’un vaste programme de réintroduction.
Une action préparée de longue date par le parc naturel des Pyrénées ariégeoises qui dès 2009 l’avait inclus dans sa charte. En 2010 le parc réalise une étude de faisabilité en concertation avec tous les partenaires et définit sa méthodologie de travail avec notamment la fédération des chasseurs, le parc national des Pyrénées et la commune d’Ustou. L’opération s’inscrit dans la stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité animée par la Dreal Midi-Pyrénées.
Le Couserans choisi pour les premiers lâchers
Les premiers lâchers ont eu lieu au pied du cirque de Cagateille sur la commune d’Ustou en haut Couserans. Il s’agit là d’un des plus beaux cirques des Pyrénées protégés au titre et la loi de 1930. Le site a été choisi en fonction de multiples facteurs liés à la biologie de l’animal : présence de zones rocheuses, zones d’alimentation hivernale et estivale, coexistence avec les troupeaux domestiques, les autres espèces et avec les activités humaines.
Un réseau d’observateurs en multipartenariat
La garantie d’une installation durable des bouquetins dans les Pyrénées ariégeoises implique un suivi scientifique pointu. Les animaux sont équipés de boucles fixées aux oreilles et de colliers GPS permettant de les localiser et de les identifier.
Ce dispositif permet un suivi en quasi-temps réel des déplacements des animaux où qu’ils soient. Ce dispositif est complété par un suivi à vue sur le terrain assuré par Jordi Esteve du PNR et de Julien Canet pour la fédération des chasseurs en relation avec les bénévoles de l’association de chasse d’Ustou.
L’ONCFS assure la surveillance des animaux. Le PNR publie régulièrement un bulletin de santé des animaux et leurs emplacements sur le site internet www.parc-pyrenees-ariegeoises.fr et sur le site www.bouquetin-pyrenees.fr
De son côté la fédération des chasseurs réalise une localisation plusieurs fois par jour.
Et un mois jour pour jour après le dernier lâcher nous avons rencontré Jean-Luc Fernandez le président des chasseurs l’Ariège pour faire le point: «au terme des deux lâchers, 22 spécimens réintroduits parmi eux une femelle de dix ans a été retrouvée morte quelques jours à peine après son arrivée dans les montagnes ariégeoises. Selon les analyses elle n’a pas survécu au traumatisme du lâcher ni aux conditions climatiques.
Actuellement 18 sont équipés de GPS et d’émetteurs radio traditionnels et trois ont été lâchés sans balise radio. N’étant pas dotés d’antennes directionnelles (ou radio tracking) ils ne sont pas localisables. Pour les autres on connaît exactement leur itinéraire au jour le jour.
Aujourd’hui lundi 15 septembre nous savons que la femelle qui a traversé le mois dernier les Pyrénées pour se rendre en Andorre est au-dessus du tunnel du Puymorens au Pas de la Case. Ses autres congénères circulent entre Couflens et Ercé, revenant inexorablement à l’endroit où ils ont été lâchés»
Des bouquetins qui devraient faire souche selon les observateurs. Ils trouveront leur zone d’hivernage en descendant en moyenne altitude tout comme les isards, vers les zones boisées, les sapinières des fonds de vallées.
«Ils ont mémorisé le site de lâcher, certains vont jusqu’au Val d’Aran puis reviennent, on a cependant du mal à expliquer pourquoi cette femelle à traversé les Pyrénées ariégeoises pour aller en Andorre. Elle est actuellement située en dessous de l’Envalira.
D’ici la fin du mois de octobre début novembre nous assisterons à période du rut et au printemps prochain nous pourrons certainement observer les premières naissances de bouquetins dans les Pyrénées ariégeoises...» se félicite Jean-Luc Fernandez heureux de constater que les bouquetins se sont appropriés de leurs nouveaux territoires.

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