accueil  |  ariège   |  france

Exposition André Regagnon à St Girons

Il naît à Toulouse le 12 novembre 1902 et grandit à Saint-Girons, où son père Eugène avec son frère Albert tiennent un commerce de draperies et de tentures rue Gambetta (à l'actuelle banque CIC).

Fils et neveu d'Eugène et Albert Regagnon, deux grands artistes-peintres, André se dirige très jeune vers la peinture et manifeste une extraordinaire aptitude artistique.

M. Gourmanel, son grand-père maternel, étant un grand artisan encadreur, André eut la chance d'avoir de nombreuses relations avec les grands artistes-peintres de l'époque, ce qui le poussa vers l'art.

Ainsi, après avoir fait ses études des Beaux-Arts à Toulouse et à Paris, son chemin croisa celui du maître saint-gironnais Joseph Bergès (1878-1956 - prix de Rome) avec lequel il perfectionna son talent.

Son parcours:

- 1929: Mention d'honneur des Artistes Français
- 1930: Médaille d'argent du Salon des Artistes Français et attribution d'une bourse nationale
- 1931: Médaille d'or du Salon des Artistes Français
- 1932: Premier Prix Rose Eugène Bergès
- 1933: Grand Prix National des Arts
- 1937: Médaille d'argent à l'Exposition Internationale
- 1938: Lauréat de l'Institut - Prix Gabriel Ferrié

- 1939: Lauréat de l'Institut - Prix Leguay-Lebrun. Il obtient également le Prix Dagnan-Beauveret et le Prix Colmon.
Durant l'occupation, il se partage entre sa maison d'Ercé et la maison familiale de Saint-Girons, puis par la suite, bien qu'habitant Paris, on le verra séjourner souvent dans le Couserans.

- 1950: Il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur.
Le Ministre des Postes et des Télécommunications lui commande le dessin pour le timbre poste «La Marianne à la nef» mis en circulation en juillet 1959 en trois modèles différents.

- 1961: Il obtient la Grande Médaille d'Honneur de la Peinture. Il est nommé membre du Jury et du Comité du Salon des Artistes Français. Grand Prix de la Ville de Menton.

- 1972: Premier Grand Prix de l'Institut.
Pendant cinq ans, avec son épouse et grande artiste Anne Chaufour, il réalise des travaux de restauration et de création en l'église de Saint-Sauveur de Mazamet mais aussi de nombreuses peintures murales comme celle de l'église d'Ercé.

- 1976: André Regagnon décède à Paris. La ville de Saint-Girons lui rend hommage en baptisant de son nom une de ses rues.

Parler de l'œuvre artistique d'André Regagnon serait interminable, dit par les meilleurs critiques.
Ses teintes grises, vertes et rouges vibrantes identifient le maître avec la terre du Couserans.

Il est représenté dans les principaux musées français, centres officiels et dans de nombreuses collections de particuliers. Encore aujourd'hui, la galerie Bay-Sala de Bilbao lui réserve la première place.

L'exposition de l'été 2010

Peu avant sa mort en 1976, André Regagnon a fait don à la ville de Saint-Girons d'une vingtaine de toiles.

Elles avaient trouvé refuge sur les murs de la Mairie, disséminées et peu visibles par le public.

Ce sont celles que vous pouvez admirer dans l'exposition que la ville est heureuse de présenter dans les caves du château des Vicomtes du 17 juillet au 15 août 2010 de 14h00 à 17h30 du mardi au dimanche.

Parmi les oeuvres réalisées, nous retrouvons le clocher de Saint-Girons, des paysages de chez nous et de nombreuses scènes de la vie du Couserans, sa véritable patrie comme il aimait à le dire: fermiers et fermières à leurs travaux des champs, la partie de dames, les Bethmalaises, des scènes d'intérieur, quelques portraits...

Quelques 16 toiles d'une collection privée sont venues compléter l'exposition.

Vous découvrirez aussi au côté des toiles d'André Regagnon, quelques toiles de Joseph Bergès qu'il considéra comme son maître.

Une toile d'une dimension impressionnante n'a pu être présentée ici: «Le prisonnier de guerre»

Pour les curieux, il faut prendre l'escalier de la Mairie, côté Champ de Mars, pour la découvrir sur le palier du 2ème étage à côté de la salle dite de l'ancienne bibliothèque.

Source: Office de tourisme de Saint-Girons

23/07/2010 - 20:25 | Lu: 29545 fois