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Henri Nayrou, conseiller général du canton de Saint Girons a pris l’habitude, depuis plus de dix ans, de réunir les élus de son canton pour des soirées de travail, consacrées chacune à un thème particulier.
C’est ainsi que lors de son passage à Lescure, en novembre dernier, il avait évoqué la problématique des transports scolaires dans le département.
Pour la séance de travail organisée à Eycheil ce vendredi, Henri Nayrou avait choisi le thème du CHAC, un peu son histoire, mais beaucoup son avenir.
Pour cela il s’était entouré de Jean-Mathieu Defour, directeur de l’hôpital couseranais, et du docteur Michel Pichan, président de la Commission Médicale d’Etablissement.
D’abord, une évidence: Le CHAC est au cœur de l’économie du Couserans, avec un budget de l’ordre de cinquante millions d’euros, et ses mille quatre bulletins de salaires, qui le placent en premier employeur du Couserans, et deuxième en Ariège juste derrière le CHIVA (environ mille deux cents salariés).
Pour en arriver là, il a fallu la réinstallation, en 1969, de la clinique psychiatrique sur le site de Rozes, puis, en 1995, sa fusion avec le Centre Hospitalier pour créer le Centre Hospitalier Ariège-Couserans.
Puis, il y a eu la «crise» de 1999, la menace de fermeture, la manifestation des Couseranais pour la défense de leur hôpital, l’intervention de Bernard Kouchner et de l’un de ses proches collaborateurs, l’ariégeois Claude Lavigne, la mobilisation du personnel, et l’arrivée de Pierre-Yves Gilet à la direction de l’établissement.
2008 voit l’ouverture du Centre de Réadaptation Neurologique, en attendant le service de Soins Intensifs Respiratoires et l’ouverture de la Maison d’Accueil Spécialisée, prévus pour cette année.
Aujourd’hui, le CHAC occupe une place de choix au sein du club des «établissements hospitaliers de plus de 300 lits», en se classant quatorzième des établissements les plus sûrs d France, sur deux cent dix neuf.
Cette place est due, outre à la qualité du personnel, médical et non médical, à plusieurs facteurs:
• La position du CHAC en hôpital-pivot pour la psychiatrie.
C’est ainsi que le CHAC gèrera par exemple, vingt lits prochainement installés au sein même du CHIVA;
• La création du CRN;
• La médecine et chirurgie adaptées aux personnes handicapées;
• L’installation de nouveaux médecins (anesthésistes, ophtalmos, chirurgiens, «on a recruté douze médecins en douze mois […] On va arrêter !»;
• La mise en place de la télémédecine, téléradiologie, permettant de faire effectuer un diagnostic à distance;
• Les nombreux réseaux avec d’autres établissements, à commencer par le CHIVA, mais aussi au sein même du Couserans, avec la participation active aux réseaux EchoSanté, ou Ville-Hôpital, ainsi que dans l’HAD - Hospitalisation A Domicile -;
• La participation au projet européen RESATER - REseau de SAnté et TElémédecine en zones Rurales -.
On le voit, malgré les menaces de la Loi HPST, malgré la désertification médicale réelle, malgré le mauvais classement de l’Ariège en matière de santé, malgré les problèmes dus à la pauvreté de la population, malgré tout cela, le CHAC tient bien sa place et attend de pied ferme, avec un optimisme raisonné, les mois et années à venir.
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