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Saurat en panne de médecin généraliste
02/12/2011 | 11:06
© MidiNews 2011

Les départements ruraux et plus encore les zones de montagne ont beaucoup de mal à attirer les professionnels de santé davantage tentés par les sirènes de la ville ou du secteur public.

Il y cinq ans la commune de Saurat avait déjà perdu son médecin.

Anne-Marie Basseras, maire de ce petit village de plus de 650 âmes aux portes du PNR, s’est longtemps battue pour retrouver un généraliste.

Et c’est au prix de nombreux efforts qu’un nouveau médecin (venant de Roumanie) avait installé sa plaque en juin 2010 sur la rue Albert Sans en face la pharmacie du village.

En début de semaine, la nouvelle est tombée comme un couperet: le docteur cesse son activité le 8 décembre prochain.

Il quitte l’Ariège sans aucun préavis, pour s’installer dans les hautes Alpes, à Serres dans un village de 1300 habitants.

Une décision qui passe mal du côté de la mairie: «nous lui avons donné une aide à l’installation de 15 000€, ce médecin était logé gratuitement, nous avons financé ses leçons de Français, refait son appartement , acheté son matériel jusqu’à sa trousse de consultation, nous l’avons doté d’un ordinateur dont nous payons encore la maintenance […]

Sans compter les réunions publiques organisées pour faire connaître ce nouveau médecin et le faire adopter par la population […]

Pour l’aider davantage à s’enraciner dans notre vallée la directrice de l’hôpital Jules Rousse de Tarascon lui avait trouvé un temps partiel (équivalent à 3800€ par mois) en complément avec son activité à Saurat […] Sans parler de l’exonération d’impôt dont il bénéficiait au titre de la zone de revitalisation rurale
»

Cela n’a visiblement pas suffi...

Anne-Marie Basseras et son conseil municipal ont décidé de ne plus chercher de docteur à résidence: «nous allons essayer de faire venir un généraliste pour tenir des permanences à Saurat et développer le transport à la demande pour les personnes qui souhaitent se rendre chez le médecin à Mercus ou Tarascon.

Il est de notre devoir de développer les services à la population car ici un tiers de la population à plus de 60 ans.

De plus, nous avons une pharmacie et s’il n’y a plus de médecin, c’est pour elle une chute de 16% de son chiffre d’affaires et à terme des craintes sur la viabilité de son activité
»

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 02/12/2011 | 11:06 | Lu: 9591 fois