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Des élus Lavelanétiens pointent du doigt ce qu'ils nomment «des dysfonctionnements»
06/08/2012 | 17:16
© MidiNews 2012

Kamel Chibli, Gérard Bautista, Mathilde Ménard, Andrée Herreros et Cécile Mendez ont invité la presse vendredi soir à la terrasse du «Café In» de Lavelanet pour aborder certains dossiers qui leur «tiennent à cœur»

A l'ordre du jour, «la fermeture de la piscine de Lavelanet et la détresse de la jeunesse lavelanétienne»

Ces élus entendent «faire un état de la situation», situation qui leur parait «préoccupante»

En cause, «la désespérance des jeunes lavelanétiens à qui rien n'est proposé»

Kamel Chibli rajoute: «nous sommes en plein été, avec des températures qui avoisinent souvent les 30/35° et nos jeunes n'ont d'autre solution que de faire du stop pour aller à Montbel ou Puivert avec les dangers que cela comporte»

Les difficultés économiques du territoire sont pointées du doigt: «les parents ne peuvent les accompagner à Mirepoix ou Pamiers, rien n'a été mis en place pour pallier à ce manque»


Ce manque est dû selon eux à «l'absence d'alternatives»

Gérard Bautista informe qu'il a été «chargé de contacter Nicole Quillien, maire de Mirepoix, à l'époque où il était encore aux affaires de sa ville»

«J'avais trouvé une solution avec Mirepoix sur les jours, heures et tarifs préférentiels... tout cela est resté lettre morte»

On s'en souvient, non conforme aux normes de la DDASS, la piscine a été fermée voici quelques mois.

Partie intégrante du camping municipal, elle servait tant à la clientèle, qu'aux Lavelanétiens de tous âges.

Aujourd'hui, «la pataugeoire et le petit bassin du Pré-cathare ont pu être préservés, pour que le camping municipal ne ferme pas» souligne Marc Sanchez, maire de Lavelanet.

Ces élus socialistes que certains qualifient de «dissidents à la majorité municipale», regrettent que «sur les 53.000€ de coût d'une piscine fonctionnant, une partie n'ait pas été dégagée pour accompagner les jeunes. Il reste 3 semaines de vacances et nous sommes dans l'expectative»

Joint par téléphone, Marc Sanchez nous a confié: «il est regrettable que Gérard Bautista qui était en charge de ce dossier, ne l'ait jamais présenté en Conseil municipal. Ces polémiques sont stériles» poursuit le 1er édile qui ajoute: «s'ils avaient travaillé sérieusement leurs dossiers, nous n'en serions pas là.

Ils connaissent les difficultés rencontrées, mais semblent les avoir oubliées: problème de bus accidenté, mise en disponibilité d'un chauffeur, vacances d'été pour d'autres…
»

Le maire est «excédé par ces affaires pernicieuses qui ne donnent qu'une image négative de Lavelanet. C'est devant l'opinion publique que nous aurons à nous expliquer»

Concernant le devenir de l'ancienne maison de retraite, les élus en rupture affirment: «pour l'instant c'est l'Arlésienne, on parle, on parle; en fait, on brasse du vent et on nous vend n'importe quoi»

Achetée par la mairie en 2010 pour 297.000€, l'ancienne maison devait être cédée à la société Terriade.

Les banques n'ont pas suivi cette dernière, et souligne Gérard Bautista «la mairie a dû racheter l'étude concernant la propriété intellectuelle.

Depuis, nous avons en place un squat où tout est délabré, cassé
»

Les dissidents ne craignent pas d'assurer: «une opacité entoure ce projet de résidence hôtelière»

On le voit, loin de se tasser, les dissensions perdurent à Lavelanet.

«Maîtres de leur libre pensée», ces élus socialistes en rupture avec leur maire entendent continuer à infléchir sur la politique de leur ville et dénoncer ce qu'ils nomment des «dysfonctionnements graves»

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auteur: NR | publié le: 06/08/2012 | 17:16 | Lu: 15495 fois