La 20ème édition d’Autrefois le Couserans vient de se terminer.
Les bêtes à peine rentrées à l’écurie, les machines de retour dans les granges et les champs et les costumes remisés dans les placards qu’est venu le temps des premiers bilans. Et quel bilan!
«Un succès à l’épreuve du temps» qui aura réuni selon les premières estimations près de 25.000 personnes.
Des locaux mais aussi davantage de touristes qu’à l’ordinaire. Du grand Sud mais aussi de contrées plus lointaines. Les langues étrangères étaient nombreuses sur les allées du Champs de Mars.
Sans compter les nombreux bénévoles et participants pour cette fête qui reste avant tout une formidable aventure humaine qui a, quoi qu’on en dise, le don de réunir sur un même thème une diversité de personnes.
En tous les cas des sourires radieux éclairent les visages de Daniel Subra le président de l’Association d’Autrefois le Couserans, hôte d’un après-midi de François Murillo, maire de la ville de Saint-Girons et président d’un pays qui aura démontré durant près de trois jours l’éternelle jeunesse d’une ruralité bien vivante et accueillante.
Qui de mieux pour symboliser cette vigueur, un brin rebelle mais fidèle à ses valeurs, ruralité en tête, que Hugues Aufray parrain d’honneur de la 20ème édition dédiée avant tout aux jeunes.
«Nous nous devions de mettre en avant la jeunesse et les «maïnatjes», fiers de représenter leurs racines», précise Daniel Subra.
Grand passionné de chevaux et de vieux tracteurs, Hugues Aufray aura été de la fête tout au long du week-end, de la route des glaces jusqu’au défilé du dimanche dans une calèche tirée par de superbes Mérens au milieu d’enfants, nombreux en costumes, perpétuant plus que jamais la tradition de leurs grand-pères et de maints animaux de la ferme ou de vieux tracteurs.
«J’ai toujours été plus attiré par un Massey Ferguson que par les Ferrari» concède Hugues Aufray.
Ce fervent admirateur de Brassens «qui reste le plus grand de tous» avoue encore que lorsqu’il «était traité de paysan, fraîchement débarqué à Paris suite à ses premiers succès, cela restait pour lui un honneur et non pas une insulte»
Le regard encore perdu dans cette liesse populaire qui l’a transporté, il reconnaît «avoir toujours aimé le travail de la terre, qui reste un acte plus que sensuel», pour lui.
Les paysans de la terre et de la mer le fascinent incontestablement «ils nourrissent l’humanité et forcent le respect», lui qui a investi ses premiers cachets dans l’achat d’une ferme et de quelques arpents de terres, qu’il possède toujours et dont la plus grande fierté encore aujourd’hui sont les «médailles d’or obtenues pour ses productions de fromages plutôt que ses disques d’or»
Aujourd’hui c’est vers un autre art tout aussi sensuel, lui rappelant probablement ses origines terriennes qu’il se tourne: la sculpture, reconnaît-il fièrement, exhibant sur son smartphone ses premières œuvres, heureux de la première commande publique qui vient de lui être adressée.
L’enthousiasme et l’allant caractérisent l’homme tout autant que ce regard presque illuminé lorsqu’il s’exprime.
Symbole d’une éternelle jeunesse, que 18 vallées du haut de leur ruralité auront exhibé fièrement aux yeux du monde pendant ces trois jours de fête. L’aventure continue…
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Autrefois le Couserans: un succès à l'épreuve du temps
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