Effervescence dans les travées du parc des expositions de Saint-Girons ce week-end.
Dans une version plus ramassée (2 jours au lieu de 4) et avec une nouvelle appellation, plus cossue, (salon plutôt que foire) la première édition retoilettée du salon aux Antiquités et à la Brocante de Saint-Girons, s’est déroulée dans les meilleures conditions ces samedi et dimanche.
Encore portée par les diverses attractions et manifestations qui s’y déroulent depuis le début de l’été, la ville de Saint-Girons, bondée comme rarement, a permis un bon déroulement de cette manifestation.
Un flux régulier de visiteurs a en effet occupé les espaces durant les deux journées réservées au grand public à la découverte d’objets rares, à l’affut de bonnes opportunités. Et c’est tant mieux.
Plus de 50 exposants, principalement venus de tout le Grand Sud ont en effet fait le déplacement jusqu’en la capitale couserannaise pour y proposer leurs objets.
Une gageure que d’accueillir tout ce monde ici alors que d’autres manifestations similaires se déroulent un peu partout en France.
Surtout, un objectif unique bien compris, que vendeurs et acheteurs y trouvent chacun leur compte afin d’assurer une reconnaissance définitive à ce salon et lui permettre d’asseoir sa durabilité.
Très réglementée, la profession d’antiquaires et de brocanteurs se doit évidemment de donner confiance aux acheteurs.
«Toutes nos marchandises sont authentiques» souligne Maguy Laurent-Sivade nouvelle présidente de l’association à l’origine de ce salon qui a «récemment repris le flambeau, il n’y pas de pales copies venues de Chine ou dont ne sait où»
Une première journée réservée aux vendeurs uniquement permet de faire un premier tri si besoin en était, sous le regard de l’expert officiel du CNES Christian Salignac venu inspecter les différentes marchandises.
A l’arrivée, Maguy Laurent-Sivade se dit très satisfaite «de travailler comme ça, dans d’excellentes conditions et de pouvoir mettre en avant des marchandises de qualité à la traçabilité avérée»
Une exigence sans faille qui doit assurer la renommée du Salon et l’intérêt manifestement partagé des exposants comme des visiteurs.
En tous les cas acheteurs potentiels, chineurs ou simples visiteurs sont venus en nombre.
Comme auront pu le constater les nombreux élus qui ont eux aussi fait le déplacement pour l’inauguration officielle ce samedi matin en présence du Sous-préfet.
Il faut dire que l’on a trouvé de tout pour un prix d’entrée modique au salon (2€), voulu plutôt comme une participation symbolique: meubles anciens, peintures, linges de maison, sculptures et autres livres anciens…
«Nous sommes des passeurs de mémoire, formule joliment Maguy Laurent-Sivade, au travers de ces objets c’est un lien qui s’établit entre les personnes.
Cela a un côté parfois très émouvant, surtout face à des pièces rares et anciennes qui passent ainsi de main en main», illustrant son propos de l’exemple de cette pate à chaume datée de 1881.
Un salon qui bénéfice du concours de la ville et de l’Office de Tourisme de Saint-Girons, que remercient l’ensemble des membres du comité organisateur.
Déjà en attendant la prochaine édition, la présidente rêve à d’autres projets comme un musée qui pourrait accueillir tous ces objets et peintures symboles de traditions et d’un art de vivre ariégeois.
Le flambeau n’est pas près de s’éteindre.
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