Ce matin avait lieu l’inauguration officielle des travaux de rénovation de l’abattoir de Pamiers.
Une structure qui à rencontré, à l’instar de nombreux autres abattoirs de proximité, d’importants problèmes liés aux volumes traités et à la mise en conformité dans le respect de la législation européenne de ses infrastructures. On a même évoqué sa fermeture.
Mais depuis le 1er janvier 2010, trois anciens salariés de l’abattoir* ont décidé de reprendre l’activité de la régie municipale, la SEAP (société d’exploitation des abattoirs de Pamiers) a vu le jour, s’appuyant sur un syndicat mixte constitué entre la Région, le Conseil général de l’Ariège, la communauté de communes, la ville de Pamiers et la Chambre d’Agriculture pour permettre de réadapter l’outil de production.
Chacun a mis la main à la poche pour débloquer le million d’euros nécessaires à la remise en état de cet outil essentiel au développement des filières territorialisées et à l’approvisionnement de la restauration collective.
En 2011, la création d’une société filiale a permis de réaliser les opérations de prestations de services en découpe et travail des viandes.
«C’est un outil cohérent avec un atelier de découpe pour être complémentaire, car notre capacité à transformer la viande constitue un atout pour faire valoir cet abattoir» indique le gérant, Francis Rey.
Aujourd’hui, dix-neuf personnes travaillent à l’abattoir de Pamiers et ce sont plus de 3200 tonnes équivalent carcasse qui sont traitées chaque année sur ces chaînes totalement rénovées.
Ce matin, les élus et les acteurs locaux de la filière ont accueilli Martin Malvy, président du Conseil Régional Midi-Pyrénées, sur le site de la zone de Pic pour une visite officielle.
«La politique d’une région, c‘est le soutien à l’économie et un abattoir fait partie de l’aménagement du territoire. Ce n’est pas facile de le garder, on le voit actuellement avec la fermeture de celui de Castelnaudary, mais c’est un outil de proximité incontournable… bravo à vous d’avoir sauvé l’outil»
Un sauvetage qui n’aurait pu être envisagé sans le soutien financier de la Région (250 000 €), du Conseil général (250 000 €), de la Communauté de Communes (100 000 €), de la Ville (500 000 €), de l’Etat ou de la Chambre d’Agriculture (100 000 €) qui n’a pourtant pas vocation à intervenir sur un outil économique.
«Ces filières d’élevage sont importantes, précise Emmanuel Lecomte, directeur de la Chambre d'Agriculture de l'Ariège.
Faire du gras nécessite de garder ces outils pour les filières longues (la vente aux opérateurs) mais également pour les éleveurs qui commercialisent en vente directe…
Nous avons besoin d’un outil d’abattage sur notre territoire. Précisons que 30 000 € ont été donnés par souscription des éleveurs, preuve qu’ils sont attachés à cet outil»
*Francis Rey, gérant; Christophe Jolibert, chef de chaine et Laurianne Jean, qualiticienne
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Viande halal: l'abattoir de Pamiers en toute transparence





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