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Pamiers: un engagement durable...pour la Cité aux Trois Clochers

© midinews (archives)

La patrie du compositeur Gabriel Fauré s'est très tôt engagée dans des politiques embrassant les problématiques du développement dit durable.

La cité aux trois clochers bordée de plaines et coteaux, comptant quelques 16.000 habitants et traversée par le chemin de Saint-Jacques de Compostelle abrite un patrimoine historique et bâti remarquable. Ville-centre d'une Communauté de communes frontalière de l'agglomération toulousaine aux multiples pressions et attractions, elle compte pas moins de 7 zones d'activités qui en font le poumon économique et commercial de toute la Basse vallée de l'Ariège.

Dès 1999 elle s'est engagée dans une démarche participative visant à poser les bases d'un Agenda 21 local, vaste plan d'actions visant à faire coïncider les problématiques économiques, sociales et environnementales dans différents domaines perçus comme prioritaires qui en a fait l'une des toutes premières villes de France à être reconnue en 2007, gratifiée par le ministère d'une labellisation.

Elections municipales terminées, équipes complétées et remaniées, aujourd'hui, c'est avec Lucien Quèbre, adjoint en charge du développement durable qui effectue là son deuxième mandat avec cette casquette, que nous dressons un tour d'horizon de ces diverses entreprises tandis que l'actuel programme d'Agenda 21 est au milieu du guet avant sa prochaine réactualisation en 2020.
Sensibiliser et faire prendre conscience que l'approche environnementale ne bride pas l'activité, au contraire«Le développement économique de la Cité n'est pas bridé par cet engagement en faveur du développement durable, soutient ce dernier, bien au contraire, assène-t-il citant les récompenses obtenues par la ville à intervalles rapprochés les Rubans du développement durable suivis de la Marianne d'Or consacrant la politique en faveur de l'emploi», comme un symbole en effet que l'un et l'autre sont compatibles et favorisent le développement économique.

Pour autant, l'adjoint au maire, convient «qu'il faut apporter la preuve et convaincre au quotidien mais cela reste avant tout un projet politique» Et de citer pour l'exemple le cas de la vingtaine de lavabos, nombre superflu propice au gaspillage de cet école devenu une dizaine. Des exemples concrets, il en a à revendre, bien souvent de bon sens, même si cela reste souvent question de point de vue.

Là, réside la dynamique mise sur pied à Pamiers, avec la naissance en 2010 du Conseil de Développement Durable, instance composée d'associations, d'institutions, de collectivités et d'entreprises, soit une cinquantaine de personnes associées au sein d'une démarche participative aux réflexions et actions soumises ensuite aux élus.

Une forme de gouvernance novatrice elle aussi qui aborde maints sujets intéressant le développement de la cité: logements, transports, éducations des jeunes au développement durable, énergies... en confrontant les points de vue, pour favoriser la concertation sur des sujets concrets.

L'arrivée de Muriel Gressier ingénieur en charge des problématiques du développement durable aux côtés du directeur général des services de la ville a permis aussi d'asseoir une courroie de transmission concrète.

Dans le cadre de ces démarches globales et transversales souligne ainsi Lucien Quèbre «des projets et actions concrets sont programmés sur le temps dans bien des domaines»

Ainsi cite-t-il «la cantine Bio qui délivrent plus de 800 repas/jour à quelques 6.000 scolaires, la première de France qui fonctionne en circuit court avec des produits de qualité et si possible bio obtient le label EcoCert, et on y éduque les convives à trier leurs déchets pour mieux les valoriser.

Les chaufferies bois et réseau de chaleur alimentent la restauration scolaire, le centre aéré et les zones pavillonnaires alentours. Ou encore l'éclairage de la gare a permis la réalisation de 30% d'économie sur ce poste énergie.


L’aide à l’achat de récupérateurs d’eau de pluie est un autre exemple pragmatique de cette volonté tout comme l'opération zéro phytosanitaire qui a entrainé une baisse significative des produits divers utilisés pour l'entretien des espaces verts de la cité»
Un nouvel Agenda 21, version appaméenneDans le cadre de l'actuel programme d'Agenda 21 de nouveaux chantiers plus ou moins importants sont inscrits dans la feuille de route «d'une centaine d'actions et projets» qui décline les 5 axes retenus autour des notions de respect de l'environnement et du patrimoine, d'une attractivité équilibrée, du bien vivre ensemble et de citoyenneté pour une ville qui se veut être exemplaire et innovante.

Parmi eux Lucien Quèbre évoque le projet de «véritable gare routière rendant plus facile la circulation et le stationnement dans l'enceinte de l'actuelle gare multimodale qui voit transiter pas moins de 800 personnes/jour et propose des navettes gratuites aux plus démunis et aux étudiants»

Dans un autre domaine l'adjoint au maire espère pouvoir généraliser la mise en place de dépôts-relais voire le broyage sur place des déchets verts provenant des particuliers (actuellement 50T sont collectées chaque année). Et, il ne perd pas espoir d'arriver à limiter les éclairages nocturnes dans les lieux qui s'y prêtent le mieux.

Bref un engagement qui se manifeste durablement en faveur d'un autre modèle de développement de la Cité qui se traduit par des gains et des économies ici et là tout en contribuant à l'image d'une ville plus verte, évaluation tangible à l'appui.

Mais pour Lucien Quèbre «l 'essentiel c'est qu'au travers de ces actions plurielles en matière de développement durable on puisse faire participer le plus de monde possible. Ça contribue à l'économie des ressources qui est le premier point que nous nous sommes fixés avec cet Agenda 21»

Prochaine étape 2020 et la réactualisation de ce programme.

Sylvain Sastre | 15/05/2014 - 19:19 | Lu: 13743 fois