Le Fossat: Julien Massat, porte-drapeau depuis 34 ans

En cette période de commémoration de la Grande Guerre, les porte-drapeau sont de toutes les cérémonies. Placés au plus près des représentants de l’État, ils rendent hommage, au nom de la Nation française, aux combattants et aux disparus. Qui sont ces bénévoles et où puisent-ils leur motivation?
Julien Massat, 82 ans, revient sur ce qui l’a poussé à «porter le drapeau» depuis 34 ans. Il officiait ce mardi 11 novembre devant le Monument aux Morts du Fossat puis devant celui du Carla-Bayle.
«Mon père a participé à la Seconde Guerre mondiale, mon grand-père à la Grande Guerre et mon arrière-grand-père à la guerre franco-prussienne de 1870. De mon côté, j’étais dans le 1er bataillon du 88e Régiment d’Infanterie pendant la guerre d’Algérie.
C’est pour moi un honneur de porter le drapeau français, parce qu’il est le symbole de la nation, mais aussi en hommage à tous les anciens combattants, qu’ils soient morts au combat ou qu’ils en soient sortis vivants».
Par chance, dans la famille de Julien Massat, «tout le monde est revenu». Son arrière-grand-père Jean tout d’abord, qui fut décoré de la Croix de Guerre après le conflit de 1870-1871.
Son grand-père Jules ensuite, dont il possède encore le livret militaire et la plaque d’identité. Appelé pour l’ordre de mobilisation générale le 2 août 1914, Jules Massat est intégré dans le 63e Régiment d’Infanterie territoriale à Autun en Saône-et-Loire avant d’être embarqué à Marseille le 2 novembre 1915 pour l’armée d’Orient puis débarqué à Salonique le 9 novembre suivant.
Il a ainsi combattu sur le front d’Orient et participé à l’expédition des Dardanelles. De retour chez lui, après la démobilisation, il sera soigné de ses blessures par les médecins militaires au château du Biac à Lézat.
Henri, le père de Julien Massat, a quant à lui été fait prisonnier de guerre. Déporté en Allemagne à Dortmund, il est de retour au Fossat le 8 mai 1945. «Au début, il travaillait dans une usine à la fabrication d’armement et les conditions étaient très difficiles. Puis, il a été envoyé en tant qu’agriculteur pour travailler à la ferme où il mangeait un peu plus à sa faim».
Pour Julien Massat, c’est donc tout naturellement que s’est imposée l’idée de participer, après son retour d’Algérie et du Maroc, à la création l’Amicale des anciens Conmbattants d’Afrique du Nord en 1965 au Fossat.
Depuis, il lui tient à cœur d’être présent aux cérémonies officielles et de porter le drapeau de son association, qui rend hommage à tous les combattants morts pour la Nation.
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