Lavelanet: appel à récolte de faits marquants

En résidence à Lavelanet, la Compagnie «Les 198 os» fait appel à la population afin de récolter «des faits marquants».
Les Lavelanétiens sont invités à écrire sur un fait, un instant, un souvenir... les ayant particulièrement touchés et à remettre leurs écrits à la médiathèque à partir du mercredi 11 février.
Le projet concerne jeunes et moins jeunes et donnera lieu à une création nommée Moi(s) au printemps prochain.
Histoire de ville — Histoires de vies
À l’initiative du Service Culturel de la ville de Lavelanet et de la DRAC Midi-Pyrénées, avec le soutien du Conseil Général de l’Ariège, la compagnie pluridisciplinaire «Les 198 os» est en résidence à Lavelanet une semaine par mois jusqu’en juin prochain.
Pour sa prochaine création qui verra le jour en 2016, la plasticienne Hélène Olive et la metteur en scène Virginie Baes vont interviewer nos anciens et deux classes de sixième du Collège Pasteur sur le thème des faits marquants qui se sont déroulés dans notre ville et dans nos vies privées.
Les faits marquants sont ces petits et grands évènements, ces rencontres dont on se souvient parce qu’ils nous ont apporté un changement, une prise de conscience... C’est cette méthode qu’utilisent Hélène et Virginie pour créer des formes artistiques mêlant art plastique et performance théâtrale.
Écris tes souvenirs! Appel à Participation
Hélène et Virginie vous proposent aussi de venir consigner, par écrit, vos souvenirs de faits marquants à la médiathèque de Lavelanet.
Vos souvenirs resteront anonymes, inscrivez simplement votre sexe et votre âge et signez des 2 premières lettres de votre prénom et des 2 premières lettres de votre nom (ex: F — 53 ans — VIBA (Virginie Baes).
Exemples de faits marquants: «c’est le jour de la cérémonie en mémoire des morts de la guerre que je me suis décidé à faire de la politique. H — 40 — RAVI».
«Je devais venir déposer un colis rue des marchands (actuelle rue de Verdun) chez Nini, la marchande de chaussures. Venant de la ville j’ai apprécié le paysage alors je suis resté. H — 83 ans — PIGA ».
«J’ai rencontré mon mari qui venait voir le match de championnat poule entre sa ville, Montferrand et Lavelanet exactement le 6 mars 1960. Lavelanet avait perdu 3 à 14. Sans cette déculottée, nous ne nous serions pas adressé la parole. F — 75 ans — JOLA».
«La ville de Lavelanet est notre premier lieu d’investigation et de récolte de matériaux» soulignent les artistes et expliquent: du temps du «textile roi», la ville et son canton furent un des endroits les plus riches de l’Ariège.
Touchée par la crise économique, la ville est définie actuellement comme sinistrée et les enjeux de revitalisation sont grands. «Nous souhaitons travailler sur l’identité et ses modes de représentations, sur les mécanismes d’identification et de projection sociale d’habitants de territoire sinistré».
Concernant les personnes ressources, Hélène et Virginie ont choisi «d’aller à la rencontre de deux extrêmes en âge, définis par deux espaces-temps caractérisés par le «à venir» et le «devenu»: un futur à accomplir — un mouvement vers — et un passé accompli — un mouvement révolu».
La récolte donnera lieu à une restitution de fin de résidence, dans la ville, la première semaine de juin. La forme n’est pas encore définie, puisque Hélène et Virginie s’inspireront de leur rencontre avec les Lavelanetiens pour son élaboration finale.
Les 198 os
Proches de la pensée de Georges Perec, la metteur en scène Virginie Baes et la plasticienne Hélène Olive mènent un travail sur le territoire, créent des formes artistiques, mêlant art plastique et performance théâtrale, qui cherchent à substituer l’extraordinaire à «l’infra habituel».
Les deux artistes ne travaillent pas sur le portrait, mais sur l’accumulation pour en faire émerger ce qui relie les Hommes par-delà leur culture et leur religion. Elles créent un théâtre de conciliation qui prend ancrage dans l’association des populations à l’écriture et à la représentation, pour la mise en lumière des diversités et des pluralités humaines, et ceci, dans le souci de rompre avec les logiques de comparaison et de jugement.
C’est un théâtre de rencontre où la qualité des créations dépend de celle des échanges initiaux avec chaque interlocuteur.
Plus de renseignements sur la Compagnie: www.les198os.net
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