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Moulin Neuf: secours à la personne, un exercice grandeur nature

© midinews 2015

Ce matin à Moulin Neuf, un homme a fait une chute de trois mètres.

Souffrant de douleurs cervicales, il a été pris en charge par les pompiers, sous l’œil attentif de formateurs et d’observateurs. Un exercice grandeur nature, avant l’évaluation pratique, cet après-midi de nos stagiaires pompiers.
Onze sapeurs-pompiers volontaires ariégeois ont suivi ces derniers jours une formation secours à la personne
5 Femmes et 6 hommes, âgés de 18 à 48 ans, se sont engagés récemment dans la grande famille des sapeurs-pompiers volontaires, avec en toile de fond, l’aide qu’ils peuvent apporter à leurs concitoyens.

Ils ont rejoint les casernes de Vèbre, Tarascon-sur-Ariège, Varilhes, Lézat-sur-Lèze, Pamiers, Bélesta et Saint-Girons. Frédérique indique que ses enfants «plus grands maintenant, ont moins besoin d’elle».

Alors, elle a décidé de franchir le cap et de devenir sapeur pompier volontaire. Lisa, 18 ans, a commencé sa formation à l’âge de 12-13 ans à Saint-Girons.

Céline, secrétaire à l’école départementale des pompiers parle «d’une suite logique», d’autant que son mari est pompier. Jérémy, 31 ans a connu l’uniforme de la police.

Rejoindre le corps des «soldats du feu» est pour lui comme pour les autres, «une passion, une envie».
Formation secours à la personne
À Moulin Neuf, dans l’ancienne usine longeant l’Hers, les stagiaires terminent leur formation de secours à la personne.

Cette formation de 65 h avec examen à la clé «leur permettra de devenir équipier pour sortir en véhicule de secours» nous a confié le lieutenant Philippe Baby, formateur depuis 22 ans à Mirepoix.

Une formation de 8 jours, avec écrit (examen déjà passé) et manœuvres pratiques. Par la suite, ils suivront les formations incendie (en Donezan), secours routier (à Laroque d’Olmes).

Le lieutenant Ludovic Fonquernie de Laroque d’Olmes, le caporal-chef Koris Anglada, le caporal Rémy Suarez (école départementale) et le lieutenant Philippe Baby ont prodigué cette formation, et rappellent: «les secours à personnes sont l’activité la plus fréquente parmi toutes celles exercées par les sapeurs-pompiers».

Ce sont joints à cette formation du personnel spécialisé, comme les infirmières venues donner des cours plus spécifiques ou Marie-Laure Soucare, psychologue de formation et rattachée à la cellule volontariat du SDIS 09 pour ce qui concerne la prise en charge psychologique.
Une validation pratique sur deux manœuvres
Alors qu’ils ont déjà passé leur épreuve écrite, nos 11 stagiaires vont être jugés, cet après-midi, sur deux manœuvres qu’ils peuvent trouver en exercice réel.

Accidents de la circulation, chute de moto, arrêt cardiaque, hémorragies, malaise, traumatisme... autant de secours à la personne prodigués par les pompiers.

Alors, sur roulement, tous s’entrainent sous l’œil attentif de leurs formateurs.

Ce matin, nous avons suivi Sandra, Cyril et Sébastien. L’équipe doit prendre en charge un jeune homme qui a fait une chute de trois mètres. Un exercice de simulation collant au plus près de la réalité.

La victime est allongée sur le sol. Les secours ont été appelés. Anthony, 18 ans, souffre d’un traumatisme aux cervicales.

Aussitôt les secouristes posent un collier cervical, s’enquièrent de ses douleurs. En a-t-il d’autres, comment se sent-il, comment réagit-il à la douleur, peut-il bouger ses jambes?

Autant de questions primordiales quant à l’après. Un bilan est effectué, une couverture de survie est placée sur la victime.

Les évènements s’enchainent, presque mécaniquement. Le centre de secours est appelé, les informations transmises. Au centre de secours de Mirepoix, le chef d’agrès avertit le centre de régulation du SDIS. Anthony sera évacué par voie terrestre sur le centre hospitalier du Val d’Ariège.

Dans la réalité, la prise en charge de la victime, jusqu’à son transfert vers un hôpital, le secours pourrait durer une heure et demie environ.

Après cet exercice grandeur nature, nos trois pompiers, leur victime, Anthony, 18 ans qui vient de rejoindre le centre de Bélesta où «sévit déjà son papa», observateurs et formateurs font un débriefing du secours. Nos trois stagiaires ont effectué un sans faute.

Prise en charge, communication, bilan, ressenti du patient, tout est passé en revue, tout est validé.

Ces exercices grandeur nature s’achèvent. Vient l’heure de leur mise en pratique pour validation auprès d’un jury de quatre personnes.

Tous y croient... ils seront reçus et pourront dès lors porter assistance aux personnes.  
    
Appel au volontariat
SDIS de l’Ariège: 05 61 05 48 00
Site internet: www.sdis09.fr

NR | 18/02/2015 - 19:12 | Lu: 12472 fois