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Public clairsemé pour la réunion publique «Lavelanet et sa sécurité»

© midinews 2015

Hier au soir s’est tenue à Lavelanet une réunion publique sur la sécurité.

Mesures de protection contre les cambriolages, vidéosurveillance, participation citoyenne, autant de sujets débattus avec le gendarme Éric Dubois, référent sûreté au groupement de gendarmerie de l’Ariège.
Quand il est question de vidéosurveillance et d’acte citoyen
Pour le maire de Lavelanet, la question ou non du référendum ne se pose pas. Il aura lieu le 7 ou le 13 juin prochain. «Imaginez ce que l’on pourrait dire si je revenais dessus» a-t-il lancé au public.

Un référendum pour ou contre l’implantation d’un système de vidéosurveillance à Lavelanet. «Un acte citoyen, car la sécurité est l’affaire de tous». Dissuader, détecter, identifier, tels sont les objectifs de l’implantation de caméras de surveillance.

Pour le Maréchal-chef des logis, Éric Dubois, référent sûreté à la Gendarmerie, la vidéoprotection à plusieurs fonctions, elle permet: d’apprécier les situations, de dissuader d’un passage à l’acte, de détecter tout événement ou comportement anormal, et d’identifier un individu ou un véhicule afin de fournir des éléments aux enquêteurs.

Seize caméras, dont trois mobiles pourraient être installées à Lavelanet (en place des 7 ultérieurement prévues) si le oui l’emporte lors du prochain référendum.

Les entrées de la ville seraient couvertes, le centre-ville et les quartiers périphériques « sécurisés », l’ensemble des bâtiments publics équipés «pour éviter les dégradations», les 3 caméras mobiles «pourraient être déplacées à convenance dans des quartiers plus sensibles».

Si le oui l’emporte, les marchés publics seraient lancés dans la foulée, et les travaux pourraient débuter début automne. Le coût 180.000 € HT.

«Un chiffre pas neutre pour la ville» note le maire, indiquant par ailleurs que les incivilités et dégradations diverses «coûtaient entre 160.000 et 180.000 € par an à la commune». Marc Sanchez a tenu à rassurer les Lavelanétiens, «les impôts n’augmenteront pas, malgré la baisse des dotations de l’État».
Précisions et débat avec le public
Cette réunion publique a aussi été l’occasion pour Marc Sanchez de rappeler les moyens consentis par sa municipalité.

Réorganisation de la police municipale avec l’arrivée du brigadier-chef principal Thierry Pellous, nouveaux véhicules, ouverture du poste de police (en centre-ville dans l’octroi) 6 jours sur 7.

Un coût pour la municipalité entre 80 à 100.000 € (entre personnels et matériels: gilets pare-balles, bâtons de défense...). 2 policiers et 4 ASVP assureront désormais les missions qui leur incombent, lutte contre les incivilités, rentrées et sorties scolaires, fourrière, opérations funéraires, marchés...,

«Mais ce ne sont pas des gendarmes» a-t-il rappelé, soulignant l’importance «d’avoir une gendarmerie».

Un regret pour le maire de Lavelanet, «la spécificité non reconnue territoire rural et de montagne de notre pays par ceux qui nous gouvernent». Concernant le CISPD et la délinquance qui «pourrait s’exporter sur les petites communes environnantes», Marc Sanchez a indiqué «la maitrise d’œuvre a été lancée par la mairie de Lavelanet.

Désormais une réflexion doit être portée par l’ensemble des maires du territoire
». À noter que la mairie de Laroque d’Olmes envisage elle aussi d’implanter un système de vidéosurveillance.

Élu de Lavelanet, André Cassan est intervenu pour parler de mesures de prévention, soulignant «que la répression n’était pas tout». Des propos relayés par le maire, rappelant que la «mairie était depuis de nombreuses années engagée là aussi au travers de son service Enfance jeunesse».

Malgré un public clairsemé, cette seconde réunion publique (la 1re avait eu lieu en juillet et avait drainé plus de monde) a été l’occasion de s’informer, d’échanger. Marc Sanchez glissant «il s’agit de ne pas tomber dans la psychose, on n’est pas Chicago non plus».

NR | 24/02/2015 - 19:50 | Lu: 17801 fois