Yaron Herman est un pianiste hors norme.
Promis à une brillante carrière de basketteur dans l’équipe nationale junior d’Israël, il met un terme à ce rêve l’année de ses 16 ans à cause d’une blessure.
Yaron Herman commence alors le piano et une quinzaine d’années plus tard, il est un phénomène unique dans l’histoire du jazz.
Yaron Herman
Son premier disque en solo Variations remporte un succès mondial important.
Il lance sa carrière internationale et lui permet de se produire dans le monde entier.
En 2008, il est élu «Révélation instrumentale de l’année» aux Victoires de la Musique Jazz et collabore avec de grands artistes comme Michel Portal, Bertrand Chamayou ou encore Dominic Miller, le guitariste de Sting.
L’art de l’improvisation
L’improvisation est la première pratique musicale de l’histoire de l’Humanité.
Avant l’apparition de la notation musicale au Moyen-âge, toute musique était forcément improvisée, malgré les usages, les traditions et les règles qui ont pu être imposées.
Aujourd’hui encore, dans bien des cultures, le concept d’œuvre à interpréter ou à réinterpréter n’existe pas.
C’est le cas dans les îles du Sud-Est de l’Asie, avec le gamelan javanais, mais aussi dans les pays arabes, en Inde, en Chine ou au Japon.
Si l’instrumentiste utilise son savoir théorique et technique pour improviser, le hasard fait partie intégrante de l’improvisation en apportant des idées et des effets inattendus.
Au piano, l’improvisation revêt un caractère singulier car l’instrumentiste est, à lui seul, un orchestre avec ses multiples couleurs et ses effets sonores.
Herbie Hancock, Keith Jarrett ou encore Thelonius Monk se sont illustrés dans cet art. Ce dernier a été l’un de ceux qui a revendiqué l’héritage de Debussy.
Debussy et le jazz
Debussy découvre le cake-walk, qui préfigure le jazz, tout comme le ragtime, au cabaret «Le Chat noir» et au «Moulin Rouge»
Le cake-walk est une danse populaire des Noirs de Virginie qui arrive en Europe au début du XXe siècle via le music-hall.
La rencontre avec cette musique ne l’a pas laissé indifférent puisqu’entre 1906 et 1908, il compose Children’s corner, un recueil de pièces pour les enfants, dont la dernière s’intitule justement Golliwog’s cake-walk.
Le travail qu’il a réalisé dans l’ensemble de son œuvre sur les couleurs, les effets sonores et les harmonies va largement influencer plus tard les premiers Big Band américains, Miles Davis, ou encore Bill Evans.
Mercredi 22 août à 21h, Cathédrale de Saint-Lizier
Tarifs: de 10 à 35 €
Jeudi 23 août à 21h, Théâtre du Casino d’Ax-les-Thermes
Tarification spéciale à Ax-les-Thermes: plein tarif 15€ / tarif réduit 10 €
Réservations au 05 61 66 67 89, par mail à contact@festivalsaintlizier.com - Caisse du soir.
Source: Festival de Saint-Lizier
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