accueil  |  ariège   |  france

Le Rite a atteint des sommets pour sa 22ème édition

«On a eu un plateau artistique très haut de gamme, composé de beaucoup d’ensembles professionnels ou semi-professionnels»

Pour Philippe Bourges, l’heureux président du groupe de culture traditionnelle des Bethmalais et à la tête de l’organisation du Festival Rite qui vient tout juste de s’achever, cet élément en particulier explique la forte affluence enregistrée cette année encore par le Festival.

«Dans un tel contexte général et alors que les gens sont déjà beaucoup sollicités, on s’attendait à un certain tassement de fréquentation pour cette 22ème édition. C’est vrai que la culture et le divertissement sont traditionnellement le poste de dépense sacrifié en ces moments incertains. Or on a pu constater que depuis 2003, on connaît une progression continue année après année. D’autres festivals de ce type en France connaissent des difficultés»

Une vraie satisfaction donc pour Philippe Bourges d’autant qu’il le souligne, «c’est un festival certes labellisé par le Conseil général et soutenu entre autres par la Région, mais il fonctionne à près de 80% en autofinancement. Autant dire que pour nous la question de la fréquentation est cruciale, plus particulièrement dans les spectacles payants. C’est aussi ce qui nous permettra d’offrir des troupes de qualité pour les éditions suivantes»

Plus de 15.000 spectateurs pour une manifestation qui reste l’une des plus importantes en Couserans
«Nous n’avons pas encore fait le pointage commune par commune mais nous estimons à plus de quinze mille spectateurs la fréquentation de cette année.

Pour les spectacles payants nous avons atteint des records avec plus de 1.900 personnes pour la grande soirée du jeudi au Parc d’Aulot. Le dîner-spectacle du vendredi soir pour lequel Jean-Pierre Bel nous a honoré de sa visite était également complet. Nous avons systématiquement eu 200 à 300 personnes de plus sur les spectacles payants. Nous sommes très contents
»

D’autant plus que l’organisation a également été saluée, les conditions scéniques, sonores et l’éclairage étaient au diapason. Cependant que les moments d’échanges et de convivialité, les rencontres avec les artistes sont toujours des temps privilégiés et recherchés, confortés par la présence toujours secourable et disponible des bénévoles.

Un satisfecit qui concerne aussi «la partie amont du festival, c’est-à-dire les spectacles éclatés dans les villages. Les artistes accueillis ont parfois eu à s’adapter mais ils ont pu donner le meilleur d‘eux-mêmes. La liste des villages participant s’allonge avec Montgailhard et Eycheil cette année»

Pour autant l’esprit du festival demeure. Autour des Bethmalais, se croisent les cultures traditionnelles du monde, une vaste farandole ou partages et échanges restent le clou d’un spectacle qui franchit néanmoins un palier qualitatif année après année.

Parmi les 300 artistes participant (musiciens, chanteurs et danseurs) venus d’une dizaine de pays, Philippe Bourges cite volontiers le groupe venu de Nouvelle-Zélande «une découverte pour une première, un chant magique, surprenant et beau autour du Haka traditionnel»

S’il cite aussi les groupes venus d’Amérique du Sud «une mise en scène créative qui sublime les cultures traditionnelles», les deux groupes venus d’Inde auront aussi eu ses faveurs comme celles du public avec en particulier «ce théâtre classique très esthétique»

A peine terminée cette 22ème édition, qu’il faut penser à la suivante, contacter les groupes ou tribus, caler les agendas, bâtir un nouveau programme ambitieux gage de nouveaux sommets à la fois en termes de fréquentation comme de qualités artistiques.

Des sommets auxquels Philippe Bourges tient à associer tous les bénévoles, permanents et ponctuels, qui sont eux aussi un élément clé d’une réussite renouvelée chaque année.

Sylvain Sastre | 14/08/2013 - 18:21 | Lu: 4956 fois