«Le Tribunal du Peuple», le premier polar de Rémy Marrot

Un jeune randonneur sauvagement assassiné en montagne, un vieillard retrouvé étouffé dans sa maison de retraite, deux personnes en apparence sans histoires et aucun lien présumé, deux meurtres à élucider pour un journaliste et une commissaire chargée de l’enquête… intrigue complexe, secret, drame refoulé par les habitants de Pamiers sont les ingrédients du roman de l’Ariégeois Rémy Marrot «Le Tribunal du Peuple», publié aux éditions TDO collection noire. Décidément, la cité aux trois clochers est une grande inspiratrice.
Un premier polar pour ce jeune écrivain et jeune papa, âgé de 31 ans, professeur d’histoire et géographie au collège Rambaud, à Pamiers, un premier succès.
«J’écris depuis le lycée, raconte-t-il, puis ensuite à l’université pour le plaisir, des nouvelles, une BD, une pièce de théâtre. L’écriture c’est une vocation en fait. Ces dernières années, j’écris de façon plus disciplinée. Pour ce premier roman, les éditions TDO m’ont fait confiance et je suis ravi».
Ses deux maîtres sont Fred Vargas et Arnaldur Indridason, auteur islandais, autant dire des pointures dans le genre. «En toute modestie, j’essaie de m’inspirer de leur style d’écriture, à savoir l’atmosphère, plus importante que le crime en lui-même qui n’est finalement que prétexte pour découvrir une région, un pays. En fait, chez moi, c’est très simple, l’intrigue se déroule en Ariège et Haute-Garonne, il faut longer la RN20 pour suivre, je suis né à Foix, je vis à Varilhes et je travaille à Pamiers. J’ai fait mes études à Toulouse».
«Le tribunal du peuple» c’est l’histoire de deux meurtres qui ont lieu en Ariège, à Pamiers. Erwan, journaliste va être amené à travailler sur ces deux meurtres et fera la connaissance d’Élisabeth, commissaire chargée de l’enquête. L’un est discret, l’autre est volage, chacun à un caractère différent. Ils vont devoir coopérer pour élucider ces meurtres, un polar haletant et qui permet de découvrir l’Ariège autrement.
«Je ne décris pas les meurtres, il n’y a rien de rien de sanguinolent, d’ailleurs l’un des personnages principaux ne supporte pas la vue du sang, explique-t-il, c’est un prétexte pour lancer le roman et l’enquête».
Un roman à lire absolument, un auteur à découvrir. Il sera d’ailleurs à Saverdun au centre multimédia samedi 4 octobre à partir de 14 h aux côtés de Marie Guillon pour son livre «la demoiselle aux vieux cheveux».

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