Jazz à Foix: Bernado Sandoval et Serge Lopez en concert exceptionnel!
C’est un concert à deux guitares que nous propose le festival Jazz à Foix vendredi 14 novembre à 21 h salle des fêtes de Cos…
On ne présente plus Bernado Sandoval, tête d’affiche de la 14e édition de cette manifestation. Cet immense musicien, auteur-compositeur au parcours atypique a très tôt flirté avec le flamenco qui a donné du sens à sa vie, trouvant dans cette musique une certaine liberté, en totale résonance avec sa culture Catalane.
À 20 ans diplômé de la réputée et stricte chaire de flamenco de Cordoba puis honoré par le prix du concours national de l’Union (équivalent espagnol du grand prix de l’Académie Charles Cros), Bernardo aurait pu avoir une carrière toute tracée, mais il se sent vite enfermé dans ce milieu, un carcan qui entrave sa création. C’est au hasard d’une tournée qu’il a un flash avec l’Afrique: «j’ai senti le besoin d’aller chercher la racine de mes racines… oui l’Afrique c’est la racine de mon rythme».
Ensuite sa quête de liberté et sa soif insatiable de découvertes musicales, d’échanges culturels, de métissages le guident en Afrique du Sud, au Mexique, à Cuba. «Ayant connu cette racine africaine cela me donnait la possibilité de dialoguer avec toutes ces musiques du monde: le jazz, la culture latino-américaine, le classique».
Avec le recul, Bernardo Sandoval n’est pas mécontent de ses choix: «je n’ai jamais trop réfléchi, j’ai fait de la musique comme ça venait, cela m’a donné du courage pour avancer. Mais je n’ai jamais oublié les racines du flamenco, cependant quand on apprend quelque chose il faut savoir le partager sinon cela ne sert à rien». Et le partage, la générosité il en fait preuve chaque fois qu’il monte su scène. Samedi dans le cadre de ce concert de soutien au Festival Jazz à Foix il sera accompagné par Serge Lopez.
Natif de Casablanca, Serge Lopez a nourri son imaginaire de cette ville à travers les évocations familiales. À trois ans, en 1961, il vient habiter Toulouse. À la Maison, la musique est latine et l’identité espagnole et andalouse.
La Guitare rentre définitivement dans sa vie à l’adolescence, à travers la musique américaine. Les sons électriques sont oubliés après deux années passées à Malaga où il découvre à vingt ans le flamenco.
En 1981, de retour à Toulouse, il rencontre Bernardo Sandoval, une longue histoire commence, tournées en France, Allemagne, Grèce ou Canada, trois albums, la musique primée à Cannes du film Western, puis une interruption de trois ans de 1986 à 1989 pendant lesquels Serge accompagne le brésilien Rio Renato de Resende.
Des différentes influences musicales qui l’ont nourri, alliées à une technique toujours travaillée sont nées des compositions personnelles d’une grande sensibilité qui échappent aux barrières d’un genre défini.
Le duo Sandoval-Lopez déroulera samedi certaines de ses compositions. À la guitare et au chant.
dans la même rubrique
- Littérature: «les Mangeuses d'hommes» de Claude Dubois
- 4e rencontre du cinéma amérindien à Massat samedi 28 et dimanche 29 mars 2015
- Lavelanet culture: «les règles du savoir-vivre dans la société moderne» le 7 avril au théâtre de l'Ourdissoir
- Premier roman, premier succès pour Sierra, une jeune ariégeoise pleine de talents
- L'Estive: Citizen Jobs les 7 et 8 avril à Foix
- Mirepoix: rencontre avec l'écrivain Birgitta Lagerström
- L'Estive: Renée en botaniste dans les plans hyperboles le 31 mars à Foix
- «Qui a fouillé chez les Wisigoths ?», un polar en terre Ariégeoise
- Le spectacle continue à l'Estive, scène de Foix et de l'Ariège
- L'Estive: rencontre avec «les gens connus» le 2 avril à Foix
- Foix: Isabelle Sandy revisitée par le XXIème siècle
- Lavelanet culture: Pierrick Vivares et Frédéric Bobin le 2 avril au théâtre de l'Ourdissoir
- Pro Musica: salle comble pour le récital de Piano de Diane Cros à Pamiers
- Hip Hop: PrimeVersCrew sort un deuxième album
- Saverdun: «ne nous laissons pas abattre» avec la Compagnie des «Pourquoi Pas» ce samedi
- L'Estive: Soritat avec la compagnie Timshel-La Mal Coiffée le 24 mars






