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Résidence d'artiste à l'Estive: dans les coulisses du nouvel album de Paamath

© midinews 2015

Chanteur, guitariste, auteur, compositeur, Paamath s’installe quelques jours sur la scène de l’Estive pour mettre au point les deniers arrangements de son nouvel album.
Une musique actuelle nourrie d’une histoire riche
Artiste hors du commun, déjà remarqué dans le duo Buru, Paamath offre une œuvre étonnante de force et de finesse, entre chanson et musique du monde.

Guitariste virtuose, chanteur à la voix multiple, il propose dans sa trajectoire une esquisse du monde en un fleuve aux mille sources. Il chante avec justesse et harmonie, et nous marque de son empreinte singulière.

Il a commencé sa carrière musicale en 1987 avec le groupe Afro reggae Exil dans la région PACA.

Les nombreux concerts effectués dans cette région les ont menés jusqu’au Printemps de Bourges 89, avant de prendre pour base la région du Sud Ouest qui a vu la séparation du groupe en 1990.

C’est dans cette même région et cette même année que Pape Amath N’diaye et Francine Tièche (flûtiste, saxophoniste et chanteuse) forme le duo Buru. Sillonnant les routes de France et du monde, ce duo s’est fait remarquer tout au long de sa carrière, multipliant les tournées, grandes manifestations culturelles et maintes belles rencontres telles que Salif Keita, Youssou N’dour, Claude Nougaro, Michel Jonasz, ou encore Thomas Fersen, Bill Deraim ou Cheikh Tidiane Seck.

Le duo Buru réalise plusieurs albums ciselés et entreprend une tournée de trois ans avec les JMF (jeunesses musicales de France) où il côtoie et enchante la jeunesse avec des compositions revisitées pour la circonstance.

En 2006 Buru organise son dernier concert, en trio cette fois avec Mélissa Marceline (accessoires percussifs, chant et danse). Pape Amath N’diaye connu sous le nom de scène « Paamath » signe ensuite en 2010 son premier album en solo intitulé «Gaïndé N’diaye» produit par l’association Tillié et distribué chez Mosaic distribution.

À la croisée des cultures cet artiste d’exception distille une musique «Afro francophone» entre Folk, blues, traditionnel et chansons

Le pape de la musique sénégalaise a posé depuis le début de la semaine ses valises sur la scène de l’Estive où il met au point les derniers arrangements de son album « Le nom de l’eau » un savant métissage de percussions, violon, violoncelle, guitare et peut être quelques autres surprises…

Depuis le dernier album, le public était à jeun de cet univers si particulier distillé par Paamath avec parcimonie. Le voilà sur les rails : «cinq musiciens m’ont suivi avec un nouvel apport, celui des cordes…»
Une mixité sur scène au moment où les gens ont besoin au regard de l’actualité, d’échange et de chaleur humaine et d’apports culturels pour se nourrir des différences des autres.

Bien qu’il ne se considère pas comme un chanteur engagé, l’artiste, aujourd’hui installé en Ariège, aspire a son échelle insuffler un peu de bonheur avec sa musique, égayer le quotidien en lui apportant couleur et poésie: «même si je suis originaire du Sénégal, un pays au cœur de la mixité des cultures, j’ai grandi en France avec ses valeurs».

Le Nom de l’Eau, titre phare de cet album éponyme est une invitation au rêve, à la poésie, mais aussi à la réflexion : «c’est l’histoire d’un enfant qui pense que l’eau a un nom, il part sur le chemin de sa vérité et il sera confronté à d’autres réalités, vérités qui seront autant de thèmes de chansons».
Paamath, un vibrant appel au partage
Actuellement, le nouvel album de Paamath est en préparation.

Comme pour son dernier album, Gaïndé N’diaye, l’artiste a lancé une souscription et fait appel au financement participatif par le biais de l’association Tillié qui a pour but de promouvoir le développement des échanges culturels et artistiques.

Le principe est simple, les souscripteurs soutiennent la création en réglant d’avance l’album (12 €), avant sa conception, cela aide à financer sa fabrication. Dès qu’il est sorti de la fabrique, il est envoyé à domicile, avant même d’être dans les bacs (sans frais de port).

«Nous sommes ensemble dans la création» poursuit l’artiste heureux de voir déjà que son public a répondu à cette sollicitation.

Dans un répertoire généreux en rythmes et en effets, riche en couleurs, Paamath chante un langage fait de français, de ouolof et de buru… un métissage réussi ou les cœurs battent à l’unisson.

http://tillie.e-monsite.com ou http://www.paamath.com

Le Nom de l’Eau, un tourbillon d’émotions poétiques par Paamath et Souleymane Ba à la guitare, Baye Cheikh MBaye et Christophe Sétian aux percussions, Sylvie Cassagne au violon et Evelyne Moser au violon alto

Laurence Cabrol | 17/02/2015 - 18:57 | Lu: 8656 fois