Pamiers: l'ensemble Aria Lacrimae Consort lève le mystère des instruments d'amour
Sous ce nom poétique, violes de gambe, violons, violoncelles, alto ou luths se métamorphosent en mystérieux instruments nimbés de mystère…
Très usités aux XVII et XVIIIes siècles, ces instruments ont disparu avec l’arrivée de l’orchestre symphonique. On doit à présent leur résurrection à trois musiciens passionnés qui depuis près de trente ans sont tombés sous le charme du baryton à cordes, de l’alto d’amour ou de la violone d’amour.
«Cette évocation n’est pas nouvelle, c’est une invention anglaise dont le brevet a été déposé en 1607 à Londres», explique Philippe Foulon (baryton à Cordes) qui avec Silvio Failla (alto d’amour) et Philippe Le Corf (viole d’amour) font revivre à travers leur passion de musicologues érudits ces instruments disparus.
«Cet instrument est issu de la famille des violes de gambe, mais comme tous les instruments d’amour, explique Philippe Le Corf.
Il est doté d’une première rangée de cordes en boyau et d’un système complémentaire de cordes métalliques qui rentrent en résonnance par sympathie, c’est un phénomène physique permettant d’augmenter le spectre de la richesse harmonique d’un instrument et ça donne un halo sonore qui est une sorte d’amplification du timbre…
Le baryton à cordes est doté d’un certain nombre de cordes sympathiques (de 14 à 24) à son époque, cet instrument était considéré comme l’instrument des rois, mais on disait aussi le roi des instruments à cause de cette dotation de cordes sympathiques.
Avec Aria Lacrimae Consort nous avons voulu créer un trio d’instruments d’amour en recréant de toute pièce ces instruments (en noyer, épicéa, érable) tout à fait spécifiques, nous permettant notamment de ré-exhumer des répertoires aux sonorités originales… c’est le cas des trios d’Haydn que nous présentons ici à Pamiers».
Une occasion exceptionnelle donnée par l’association Pro Musica de découvrir des instruments rares, à la plastique parfaite et dont s’élèvent de divines sonorités.
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