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Marc Carballido premier secrétaire du PS en Ariège: «Je suis prêt à laisser la place !»
15/12/2009 | 18:08
© MidiNews 2009

«Je n’ai pas changé de position !»

Le propos de Marc Carballido, tête de liste élue par les militants PS pour les régionales 2010 est clair (voir notre aerticle du 12/12/2009).

Pour lui, «la commission a fait une erreur importante en modifiant la liste qui avait été votée par les militants […] On ne peut pas m’imposer d’être candidat !»

Rappel des faits.

Le 20 novembre, le conseil fédéral du PS ariégeois établit la liste des candidats aux élections régionales de mars 2010 (voir notre article du 20/11/2009). Le soir même, Michel Teychenné conteste l’établissement de cette liste, estimant qu’il en a été écarté au mépris des règles de base  de la démocratie interne du parti.

Il décide alors de déposer un recours devant la commission nationale des conflits (voir notre article du 25/11/2009), mais ne propose pas de liste alternative, le 4 décembre, lors du vote des militants. Ce jour là, la liste menée par Marc Carballido est approuvée par les trois quarts des votants.

Statut Quo jusqu’à la convention nationale du week-end dernier, chacun des protagonistes se disant sûr de son affaire.

Dans des circonstances et à une heure qui restent à préciser, dans la mesure où certains avaient parlé de décision prise «à trois heures du matin, sur un coin de table» et que l’on parle désormais de «petit matin», Michel Teychenné remplace Emile Franco à la troisième place de la liste.

Marc Carballido, suivi par la majorité de ses colistiers, annonce alors que dans ces conditions, il n’est plus candidat.

«Aujourd'hui, nous en sommes là, sachant que les listes officielles ne seront déposées qu’en février prochain»
(Pour le premier tour, les déclarations de candidatures sont déposées à partir du lundi 8 février 2010 et jusqu’au lundi 15 février 2010 à midi  NDLR).

Alors que l’on aurait pu penser que des négociations pouvaient être menées en coulisse pour sortir de cette impasse, les élus ariégeois s'engagent dans un bras de fer.

Selon différentes sources (qui ont souhaité rester anonymes), ces derniers, à savoir les 3 parlementaires ariégeois (dont Jean-Pierre Bel, actuel Président du Groupe Socialiste au Sénat) ainsi que les conseillers généraux PS, ont menacé le parti, via une lettre adressée à Martine Aubry, de se «mettre en congé du parti» si la position prise lors de la convention nationale était maintenue.

Pour faire le point, nous avons proposé aux deux principaux protagonistes, Marc Carballido et Michel Teychenné de s’expliquer devant notre caméra.
Seul, la tête de liste «démissionnaire» a accepté notre proposition.

Pour lui, tout d’abord, ne pas se tromper d’adversaire.

«Je n’ai aucun problème avec Michel Teychenné, j’ai des problèmes avec un fonctionnement d’appareil»

En fait, selon Marc Carballido, ce qui est en cause est une question de principe, et cela pour lui est inacceptable.

«Ce qui s’est passé  s’appelle un déni de démocratie,… un diktat, […] ça fait un peu stalinien, comme méthode! On met les militants  dans la position d’ignorants, ou de seconds couteaux […] La Démocratie interne ne se monnaye pas !»

Il est des choses sur lesquelles Marc Carballido indique ne pas transiger: «J’ai deux principes auxquels je suis très attaché:
• Le respect de la liberté individuelle
• La laïcité, qui consiste à écouter tout le monde, et à ne se soumettre qu’à l’intérêt général
»

D’ailleurs, le vice-président du conseil régional sortant, est clair: «Je suis prêt à laisser la place […] Si le prix à payer est l’abandon des règles de Démocratie, je ne suis pas prêt à payer ce prix là»

Marc Carballido ne se voyait pas selon son expression «rentrant de Tours, annoncer aux militants: il faut accepter ça ! […] J’ai besoin d’être en phase avec mes camarades, c’est le seul moyen que je vois pour convaincre le reste de la population que nous avons raison»

Au vu de la tournure que prennent les évènements, il risque, effectivement, d’avoir fort à faire pour convaincre la population que le PS ariègeois  travaille dans la sérénité.
«Il faut faire ce combat [des élections régionales NDLR] dans l’enthousiasme, mais pas avec l’impression d’avoir été berné»

Marc Carballido, qui estime «qu’on ne peux pas demander toujours aux mêmes de se taire», ne souhaite rien d’autre que «de passer très vite à autre chose […] Nous avons la chance, en Midi Pyrénées d’avoir un leader  [Martin Malvy  NDLR] qui transcende ces petites positions de parti. Dilapider ce capital, c’est embêtant»

Pour cela il envoie cet ultime message à Martine Aubry «Respectez les militants comme  cela s’est fait dans les autres régions !»

Suite du feuilleton dans quelques jours avec la réponse de la première secrétaire au courrier des élus ariégeois.

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auteur: Bernard Pastourel | publié le: 15/12/2009 | 18:08 | Lu: 11321 fois