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Europe Ecologie Ariège: «Pour un rééquilibrage territorial!»
08/02/2010 | 17:03
© MidiNews 2010

Les huit candidat(e)s d’Europe Ecologie Ariège donnaient cette semaine une conférence de presse pour présenter la déclinaison départementale de la liste conduite par Gérard Onesta.

Première constatation, cette liste menée par un agriculteur bio, ancien responsable de la Confédération Paysanne, n’est pas une liste «Verte»: «vous noterez qu’aucun «Vert» ne figure en position éligible», la première d’entre eux, Christine Ningres, ne figure qu’en quatrième position, tandis que la figure emblématique du parti de Cécile Duflot n’est que sixième sur la liste.

Autre constatation, la tête de liste est un agriculteur, par ailleurs «faucheur volontaire», et «ce n’est pas un hasard»:

Pour François Calvet, le salut du département réside dans un véritable rééquilibrage territorial: «les activités agricoles et agro alimentaires devront participer de ce nouveau souffle pour conforter l’offre de services, publics, sociaux, culturels et commerciaux des bourgs ruraux»

Ce changement radical de mode de développement induira une «nouvelle gouvernance partagée de l’espace et de ses usagers», avec une intervention plus forte des citoyens:
«Les Conseils de Développement des Pays, des Agglos et des Parcs Naturels Régionaux devront être soutenus et renforcés», pour une autre organisation.

«Les outils de planification devront être mis au service de la préservation des terres agricoles, de la conversion écologique de l’économie, ainsi que de la relocalisation de l’habitat et des activités au plus près les unes des autres»

Les élus d’Europe Ecologie s’engagent à siéger partout où se joue cette redistribution, comme la SAFER pour ce qui concerne le foncier, par exemple.

«L’envie d’une alimentation, et donc d’une agriculture de qualité, est générale. Mais, alors que les candidats de tous bords promettent des cantines bio dans les établissements scolaires, personne ne s’inquiète de la production.

Or, notre région ne peut pas fournir ces produits de qualité en quantités suffisantes: il faut revoir l’ensemble de la filière agricole […] Cette option sera largement porteuse d’emplois nouveaux
»

Coté industrie, pour les écologistes «le tout aéronautique est dangereux, comme toute mono-industrie, sans compter que ce domaine n’a pas d’avenir […]
Il faut se réorienter vers d’autres économies, d’autres façons de faire du développement
»

Dans cet esprit, il faudra arrêter la compétition entre régions, et autres collectivités territoriales: «les régions doivent coopérer entre elles […]

Il faut créer des SCOT - Schéma de COhérence Territoriale -, mettre en place un SRADT - Schéma Régional d’Aménagement et de Développement durable du Territoire -», meilleur moyen pour éviter «une métropole hypertrophiée qui génère une expansion effrénée, des villes moyennes marginalisées, et une ruralité en déshérence
»

Et que l’on ne traite pas Europe Ecologie d’utopistes: «On est plus réalistes que ceux qui croient que rien ne va changer !»

Sur les problèmes locaux, François Calvet et ses colistiers ont leurs idées:

• le stockage de l’eau, tel que préconisé par certains: «il vaut mieux travailler à économiser l’eau, par la suppression de la maïsiculture, le rejet des agro-carburants, et par les économies d’énergies»;

• Les circuits courts: «il faut tendre vers des produits zéro kilomètre»;

• Le social: «la région a peut-être mal ciblé les aides»;

• La politique des «labels»: «nous préférons la notion de «signes de qualité» qui définit le produit d’un bout à l’autre de la chaîne; le jambon labellisé «de Bayonne» est fabriqué avec des cochons bretons»;

• L’emploi: «il doit être au centre de toute décision politique […] sans oublier de se poser la question de son utilité sociale et environnementale»;

• L’ours: «relançons une concertation sereine sur l’indispensable sauvegarde des espèces menacées, dont l’ours, en sachant que préserver la nature est source de revenus et d’emplois»;

• Les transports: «favoriser clairement le rail par rapport au bitume, développer les transports en commun, encourager le covoiturage et l’inter modalité»;

• L’énergie: «encourager la recherche pour l’efficacité énergétique, investir massivement dans les économies d’énergie, réorienter transports, urbanisme et industries vers plus de sobriété»;

• Le Bois: «une richesse dans notre département qu’il faut exploiter mieux»;

• L’éducation: «elle doit être, à coté des lycées ancrés dans le développement durable, de nouvelle filières universitaires, populaire, pour tous, à tous âges»;

• La culture: «la région doit promouvoir un grand projet culturel cohérent, à la fois totalement ouvert sur le monde, mais également attaché à la richesse de la civilisation occitane»

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auteur: Bernard Pastourel | publié le: 08/02/2010 | 17:03 | Lu: 12724 fois