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L'Abstention, principal ennemi des Elections Régionales ?
22/02/2010 | 16:04
© MidiNews 2010

Un récent sondage Ifop publié par nos confrères du journal «Sud Ouest» a révélé une tendance plutôt inquiétante.

Il évoque une «estimation record de l’abstention à un niveau de 46%», et parle aussi d’un «potentiel de mobilisation du PS bien supérieur à celui de l’UMP»

Il y aurait aussi des groupes plus sujets à l’abstention : les jeunes et les classes les plus défavorisées.

Même si les sondages sont à prendre avec des pincettes, pour cette cinquième édition du scrutin régional, certains observateurs s’inquiètent. Même si la crainte de voir les urnes vides n’est pas nouvelle.

Déjà les élections de 1986 avaient connu une abstention de 22,1%, avec un record de 42% en 1998.

Pour les plus pessimistes, il serait difficile de mesurer les enjeux politiques de la Région, un échelon peu visible. Il y aurait aussi trop d’élections : c’est la quatrième année que les électeurs sont appelés à voter.

La Région resterait aussi pour beaucoup un «OVNI de la politique», puisqu’une enquête récente a aussi révélé que seulement 29% des sondés sont capables de citer le nom de leur président de  région.

Il y a bien sur quelques exceptions, comme Georges Frêche en Languedoc Roussillon, ou Ségolène Royale en Poitou-Charentes.
Martin Malvy en Midi-Pyrénées fait aussi partie des quelques chanceux qui sortent du lot.

Et quand on consulte un échantillon de citoyens pris au hasard dans la rue, les avis sont assez variables.

On passe d’un très sincère : «les régionales, on s’en fout !», à de timides réponses un peu coupables : «je me suis pas encore trop renseigné… je verrais au dernier moment…»

Il a bien sûr ceux qui sont plus concernés, comme cette passante qui explique, «c’est très important. C’est au niveau local que tout se décide. Je pense qu’il y a un peu de flemmardise de la part de ceux qui ne s’y intéressent pas»

Pour cette autre personne, qui affirme qu’elle ira voter le 14 Mars, il y aurait un manque d’information sur le sujet, «on en parle pas assez, on ne sait pas vraiment quels sont les enjeux»

Enfin, dans ces brèves discussions improvisées sur le coin d’un trottoir, on retrouve un élément commun à chaque élection: la désaffection croissante de beaucoup de citoyens pour la vie politique, et le désamour que nombre d’entre eux nourrissent envers ceux qui les gouvernent.

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 22/02/2010 | 16:04 | Lu: 13036 fois