Encore un homme libre qui se présente sans étiquette aux élections cantonales de mars prochain.
Bien que sa suppléante, la maire-adjointe de Villeneuve d’Olmes Dominique Cubilié assume une «sensibilité de droite», et que Philippe Calléja l’avait un peu trop rapidement annoncé comme candidat soutenu par l’UMP, le maire de Villeneuve d’Olmes assume (et revendique) sa liberté.
Même s’il profite volontiers du soutien de la droite, comme il pourrait «accepter sans problème les voix du Parti Communiste» plaisante-t-il.
Se décrivant lui même comme un «élu de terrain», il s’appuie sur une vision dépolitisée des questions locales, «ramener une étiquette sur la tête des candidats, ce serait essayer de fausser le débat.
La problématique est locale, elle est sur le pays d’Olmes. Et ce n’est pas avec des grandes considérations générales que l’on va faire avancer le territoire»
La preuve? Son parcours municipal à Villeneuve d’Olmes.
Tout comme son action à la communauté de communes où ses objections l’ont souvent opposé à l’équipe en place, mais pas pour des raisons «idéologiques», «je n’ai jamais été calculateur dans mes prises de position. C’est une façon d’être»
Une liberté de ton qu’il aimerait transposer à la politique du département, «je ne vois pas en quoi ça me gênerait d’adopter le même comportement au sein du Conseil général.
La diversité d’un débat vient de la liberté des personnes qui composent ce débat»
Le candidat développe donc l’argument de la diversité, couplé de celui du besoin de renouvellement.
Il s’interroge «qu’est ce qui est fait actuellement pour attirer la dynamique de nouvelles personnes?
Ou le besoin d’un Conseil général n’est-il pas d’avoir des personnes qui soient en quelque sorte les pions d’un système? pour permettre d’aller dans une certaine direction, sans que le débat y participe ?»
Quant au conseiller général sortant qui sera son adversaire, il questionne à nouveau «je n’ai rien contre Pierre Saboy. J’ai même une certaine affection pour le personnage.
Mais que pourra-t-il nous apporter qu’il n’a pu apporter en 10 ans? Que va-t-il y avoir de nouveau ?»
Sachant que «les dérives que l’on est en train de voir sont finalement cautionnées par son mutisme.
Il ne faut pas oublier qu’il est vice-président de la communauté de communes. Il est aussi président en charge de la régie d’exploitation des Monts d’Olmes»
Et le candidat Gérald Sgobbo appuie là où ça fait mal.
Car la situation économique et financière du Pays d’Olmes (qui font figure de bombe à retardement) pourrait peser bien plus qu’on ne le pense sur ces élections, dans un canton qui pourrait bien être un des plus difficiles pour le Parti Socialiste ariégeois.
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