Les anti-ours suspendus aux lèvres de la Ministre
15/02/2011 | 19:42
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En juin 2010, la secrétaire d’Etat Chantal Jouanno annonçait la réintroduction d’une ourse dans les Pyrénées Atlantiques pour remplacer Franska, un plantigrade tué en 2007.

Comme le prévoit le code de l’Environnement, une consultation a été lancée par les services de l’Etat du 27 décembre au 4 février, en préalable à cette réintroduction éventuelle dans le Béarn en 2011.

Celle-ci concernait 240 communes de la chaine des Pyrénées.

Le 4 février, les opposants à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées ont symboliquement manifesté devant la préfecture des Pyrénées Atlantiques en y apportant près de 7000 copies de lettres de consultation.

De son côté, le préfet François-Xavier Cecaldi a affirmé concernant la réintroduction éventuelle d’une ourse dans les mois à venir «qu’aucune décision n’avait été prise pour l’instant»

De quoi jeter le trouble dans le débat car jusqu’à présent la position de l’Etat semblait être arrêtée.

Selon Philippe Lacube, président de l’ADDIP, «les dés sont pipés; quand la consultation a commencé le 20 décembre on était sûr que la décision était prise […]

Si le préfet des Pyrénées Atlantiques nous avait signifié comme il le fait maintenant que ce n’était pas le cas, nous aurions beaucoup plus mobilisé !»

Autre motif qui pousse le président de l’ADDIP à penser qu’il y a tromperie: «face aux 7000 courriers de contestation que nous avons transmis en préfecture, les associations environnementalistes ont remis 16 000 pétitions.

Nous considérons que ces documents ne sont pas recevables, ni sur le fond, ni sur la forme et que la ministre ne doit pas en tenir compte
»

Aujourd’hui, les associations qui se sont positionnées dès la première heure contre la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées (ADDIP, ASPP65, ASPAP…) restent mobilisées et attendent les résultats de cette consultation.

«Nous demandons à être associés au délibéré, ajoute Philippe Lacube. Des maires écrivent actuellement au préfet des Pyrénées Atlantiques pour lui demander de quelle façon -plutôt en toute transparence- cette consultation va être traduite […]

A partir de là, la ministre prendra une décision, elle réintroduira ou pas, mais nous attendons ardemment sa réponse, sachant que la mobilisation reste forte
»

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 15/02/2011 | 19:42 | Lu: 11970 fois