On aurait pu croire que la pluie battante découragerait les «défenseurs du service public» Au contraire.
Un bouquet de parapluies a fleuri contre vents et averses, devant les grilles de la préfecture dès 14h.
Des élus en écharpes tricolores (députés, conseillers généraux, maires), mais aussi des parents d’élèves, des marmots, des enseignants, des représentants syndicaux.
Tous se sont mouillés les pieds pour défendre de concert les écoles ariégeoises.
Quand au même moment, des représentants d’élus, d’associations et de syndicats ont siégé en CDEN (Conseil Départemental de l’Education Nationale), aux côtés du préfet et de l’inspecteur d’académie.
A 19h, les débats n’étaient toujours pas terminés.
On peut imaginer qu’à l’intérieur, de longues et âpres négociations ont eu lieu pour évoquer la situation de chaque école.
Ce conseil, qui doit servir à définir la carte scolaire (de la rentrée prochaine), avait déjà été reporté, boycotté à cause du nombre particulièrement important de suppressions de postes annoncées: 17 suppressions, seulement pour le premier degré, et 32 postes en moins en tout.
De quoi provoquer l’inquiétude quant aux futures conditions d’enseignement dans les écoles.
Mais plus généralement par rapport à un mode de vie menacé (le choix de vivre en milieu rural ou montagnard) quand l’école d’un village est amenée à fermer.
«Je suis désespérée, confie cette maman d’élève, je suis venue de Paris pour offrir de meilleures conditions à mes enfants.
Et voila qu’à force, on va nous obliger à habiter dans les grands villes»
Dans certaines écoles, les classes sont restées fermées toute la journée, quand «des maires ariégeois ont décidé ce même jour de ne pas mettre à disposition de l’éducation nationale les locaux des écoles»
C’est le cas du maire de l’Hospitalet (chef de file du mouvement «Que la Montagne est rebelle») qui ne cache pas son indignation, «nous avons beaucoup investi dans les écoles chaque année. C’est le point fort de nos budgets. Contrairement à celui de l’Etat !»
Et pour la députée Frédérique Massat plus que jamais combative, «face à l’attitude du gouvernement et du ministère, tous les moyens de révolte sont bons !»
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Carte Scolaire: le boycott des élus, syndicats et associations
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