Les élections cantonales de 2011 ont pour but d'élire les conseillers généraux de la moitié des cantons du département de l'Ariège, soit 11 postes sur 22 et fait remarquable, ils ne seront renouvelés que pour un mandat de trois ans (2011-2014).
Il s'agit en effet de la dernière élection cantonale avant la suppression des conseillers généraux en 2014 au profit de conseillers territoriaux, mesure majeure de la loi du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales.
Par ailleurs, cette loi a modifié l'article L210-1 du Code électoral, augmentant le pourcentage du nombre de suffrages à atteindre à 12,5 % des électeurs inscrits pour qu'un candidat puisse se maintenir au second tour (au lieu de 10% précédemment).
Cette disposition évitera certainement de nombreuses triangulaires, assurant ainsi à l'UMP et au PS un nombre de sièges plus élevé.
La validation officielle des listes aux élections cantonales 2011 n’interviendra que le 25 février mais d’ores et déjà la Préfecture a reçu un «état provisoire» des candidats en lice… ils sont aujourd’hui 47 à briguer les 11 places renouvelables.
Parmi les nouveaux, quatre au Parti Socialiste dont deux femmes: Christine Téqui (canton d’Oust) et Marie-France Vilaplana (canton de Pamiers Ouest).
Mais aussi Jean-Luc Couret, maire PS du Carla Bayle sur le canton du Fossat, et Jean-Luc Delpeuch, adjoint au maire de Sainte Croix Volvestre sur le canton du Volvestre.
Un canton aux enjeux importants car Alain Bari l’avait remporté de peu lors des dernières élections cantonales et ce cadre de l’UMP a décidé de se présenter le 20 mars prochain sans étiquette et a fait le choix de «refuser la logistique de l’UMP»
Il est vrai que le parti de la majorité présidentielle semble un peu timide pour afficher la couleur, ils ne sont que trois UMP (cantons de Vicdessos, le Fossat et Tarascon) à s’être déclarés officiellement sous les couleurs du président Sarkozy.
En revanche, beaucoup de «sans étiquette» et cinq candidats «Front National» (Le Fossat avec Christian Seguelas, Lavelanet avec Thérèse Aliot, Pamiers-Ouest avec Aimé Deléglise, Tarascon avec Laurence Lefort et Pamiers-Est avec Gérard Prieto).
Certains cantons ont vu fleurir une impressionnante liste de candidats tels que Pamiers-Ouest où ils ne sont pas moins de six en lice pour le siège de Bernard Soula (PS) qui a décidé de ne pas se représenter.
Idem pour Pamiers-Est où André Montané (PS) se trouve confronté à Françoise Matricon (Europe Ecologie), Hubert Lopez (Sans Etiquette soutenu par l’UMP), Gérard Prieto (FN), Didier Mézin (Front de gauche) et Régis Charles.
Le canton du Fossat est également très convoité car René Massat, un proche d’Augustin Bonrepaux, a décidé de passer la main.
Il faudra compter avec les élus de Lézat bourg-centre qui entendent peser dans cette élection.
Pour d’autres raisons, les cantons de Tarascon et de Lavelanet seront regardés à la loupe par les analystes.
Si la capitale du Pays d’Olmes, Lavelanet, représente à elle seule plus de 50% de la population du canton, il s’agit d’une population plutôt jeune (- de 40 ans) qui rencontre des difficultés économiques avec un important taux de chômage, le taux d’abstention risque d’être à la hauteur du désintérêt que ces jeunes portent à la politique…
La problématique du renouvellement, le bilan du Conseil général, l’approche du candidat sur le terrain, pèseront certainement dans la balance.
Sans oublier la présence du Front National qui régulièrement fait des scores importants en Pays d’Olmes et la personnalité du maire de Villeneuve d’Olmes et ancien vice-président de la communauté de communes, Gérald Sgobbo qui, en choisissant de se démarquer de l’UMP, entend «ratisser large» et mise sur sa personnalité et son bilan d’élu local pour susciter les suffrages… y compris des déçus du PS local.
Quant à Tarascon, là aussi six candidats et un bourg-centre qui centralise la moitié de l’électorat du canton.
Nous sommes en présence de deux personnalités qui jouent gros.
D’un côté, Alain Sutra maire PRG de Tarascon (ex-PS), de l’autre Alain Duran, maire d’Arnave mais surtout président de la communauté de communes du pays de Tarascon et vice-président du Conseil général que certains considèrent déjà comme «le dauphin» d’Augustin Bonrepaux.
L’un joue son poste de maire aux prochaines élections, l’autre risque son avenir politique.
Alain Duran est également président du groupe PS au Conseil général, il a débuté la campagne des cantonales en faisant venir au mois de décembre François Hollande… à Tarascon sur Ariège.
Les élections cantonales auront lieu les 20 et 27 mars, il s’agit là du dernier rendez-vous électoral avant les présidentielles de 2012.
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