Début de la séance d’installation. Le président du groupe socialiste du département propose la candidature d’Augustin Bonrepaux.
«Y-a-t-il une autre candidature ?» Personne ne répond. Une urne en bois circule. On y glisse religieusement les enveloppes.
La benjamine de l’assemblée, Christine Téqui (fraîchement élue conseillère générale du canton d’Oust), effectue le dépouillement.
Résultats des courses: 1 vote blanc, 21 voix pour «Augustin Bonrepaux» Applaudissements...
En ce jeudi 31 mars 2011, Augustin Bonrepaux est réélu président du Conseil général de l’Ariège, lors d’une séance où le manque de suspense n’a rien enlevé à la solennité du moment.
On le sait, les élections cantonales (clôturées ce dimanche par le second Tour) ont reproduit le même rapport de force qu’auparavant.
Il y aura aux rênes de la politique du département: 18 PS, 3 UMP et 1 divers gauche.
A la seule nuance près que la majorité socialiste se conjugue désormais au féminin et en version rajeunie.
Et cela grâce à l’arrivée de Jean-Luc Couret, et de deux femmes: Christine Téqui et Marie-France Vilaplana (dans une assemblée jusqu’alors constituée uniquement d’hommes).
Cette passation de pouvoir ne s’est pas faite sans une reconnaissance appuyée du travail effectué par ceux qui ont laissé leurs places: Julien Souquet, Bernard Soula, et René Massat.
Mais après les remerciements, le début de mandature n’a pas échappé à un bref mais tonique retour sur la campagne.
| En savoir plus sur Augustin Bonrepaux... Ancien professeur né à Perles-et-Castelet en Ariège, Augustin Bonrepaux a été élu conseiller général en 1976. Depuis 2001, il est le président du Conseil général (qui gère la politique menée par le département). Il a aussi été député de l’Ariège, et est resté adjoint au maire d’Ax-les-Thermes. |
Après des batailles difficiles sur certains cantons (comme Lavelanet ou Tarascon), on savoure la réussite, «je vois dans cette victoire l’assentiment des populations aux actions que nous conduisons» résume Augustin Bonrepaux.
L’occasion aussi de remettre «les points sur les i» là où «certains ne se sont pas montrés dignes du débat démocratique.
Sans projet pour notre département, certains n’avaient comme seul argument que de dénigrer leurs adversaires par des propos de bas étage»
Quant à l’UMP, Alain Bari (retrouvant sa place au premier rang auprès de ses collèges d’opposition), il n’a pas échappé à un commentaire le concernant, «ayant lu les documents de sa campagne, j’ai pu constater qu’il s’appuyait sur la politique que nous conduisons. Il serait plus cohérent s’il nous en donnait les moyens en votant le budget !»
Pas de quoi froisser non plus les élus d’opposition qui se sont positionnés sans problème dans les différentes commissions formées lors de la séance.
Clef de voûte du département, nous ne citerons que la commission permanente dont les 6 vice-présidents sont Roger Sicre, Christine Téqui, Alain Duran, André Montane, Robert Zonch et Bernard Piquemal, avec 3 membres: Jean-Noël Fondere, Pierre Saboy, et Louis Marette.
Le coup de sifflet de cette nouvelle mandature a donc officiellement retenti.
Mais il faut aller vite. La nouvelle équipe n’aura que 3 ans pour travailler, en attendant que les conseillers généraux ne deviennent ces fameux conseillers territoriaux.
A moins qu’en 2012, la situation soit renversée par l’arrivée de la gauche au pouvoir.
Sur les bancs de l’assemblée départementale ariégeoise, c’est ce que (presque) tout le monde espère.
| Une Instance pour évaluer les politiques sera créée Les départements trop dépensiers? Las et «choqué» par ce type de critiques, Augustin Bonrepaux organise la riposte en annonçant une mesure: la création d’un organe indépendant pour «évaluer les politiques menées par le Conseil général» «Nous n’avons que 2 voitures pour les Conseillers généraux, qui ne sont utilisées que lors de déplacements en dehors du département» martèle par exemple le chef du département, «mais nous voulons aller encore plus loin» Jouer le jeu de la transparence pour faire taire les critiques, voila un des premiers défis lancé en ce début de mandature. |
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