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Ferrières: Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Christophe Cambadélis pour une Fête de la Rose studieuse

© midinews 2014

Le soleil brille, le couvert est dressé pour 300 personnes, les sourires s’affichent sur le visages des personnalités venues nombreuses… La Fête de la Rose de la Fédération départementale du Parti Socialiste se présente sous les meilleurs auspices en ce samedi 13 septembre.

Plus qu’une fête, le rendez-vous de la rentrée politique locale pour le PS est surtout «un moment de travail car le contexte reste particulièrement difficile», précise d’emblée Jean-Christophe Bonrepaux. Le Secrétaire fédéral n’entend pas en effet balayer d’un revers les difficultés du moment.

A ses côtés, les ténors ne se cachent d’ailleurs pas davantage. Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire national, Jean-Pierre Bel, président du Sénat, ou encore Eric Andrieu, député européen, ont tous souligné, à la tribune ou en aparté, la nécessité d’apporter «une réponse efficace et rapide aux difficultés des Français», selon la formule lapidaire de Jean-Christophe Cambadélis.

Malgré les débats qui agitent le parti, le «patron» des socialistes en a profité pour redire sa confiance en ses troupes, estimant que «les socialistes veulent entendre, écouter la société, et débattre. Cela démontre que le parti est vivant»

«A l’occasion des Etats généraux du PS, les militants vont définir ce qui sera la carte d’identité du Parti Socialiste dans les années à venir. La construction de notre parti procède de plusieurs histoires collectives et individuelles.

Aucun d’entre nous, au début, ne pensait être député, conseiller général, ni président du Sénat. C’est venu au fur et à mesure. Nous avons élaboré des programmes, élaboré des solutions, et fait avancer la société
» Il faut continuer, affirme en substance Jean-Christophe Cambadélis.

Appelant l’opposition (et les frondeurs ?) à plus de retenue («Il ne faut pas s’amuser à danser sur le volcan médiatique»), «JCC» veut croire en des lendemains plus souriants même s’il est nécessaire de se retrousser les manches.

«On constate que les Français ne vont pas vers une autre force politique. Ils nous disent dépêchez-vous ! La pauvreté est là. Ils nous demandent d’être plus efficaces, plus rationnels, d’arrêter les couacs. Ils sont très sévères envers des personnalités qui n’ont pas respecté l’éthique. C’est normal»

Une ministre de l’Education Nationale heureuse
Des sourires, il y en eut quand même samedi à Ferrières. Celui de Najat Vallaud-Belkacem en premier lieu qui s’est présentée comme «une ministre de l’Education Nationale heureuse, car nous avons fait ce que nous devions pour les enfants. Sur les 60.000 postes annoncés, nous en avons déjà créé 22.000»

La ministre reconnaît néanmoins que «souffle en ce moment, un vent mauvais, même ici en Ariège, qui n’est pas épargnée par la montée du populisme et des extrémismes. Mais ce qui nous rassemble c’est la lutte contre les inégalités. Nous devons revenir à l’origine, porter fièrement nos convictions. Nous devons combattre les inégalités quand la droite les théorise. Nous n’avons d’ailleurs aucune leçon à recevoir d’une droite qui a conduit le pays dans les difficultés qu’il connaît aujourd’hui»

C’est dans ce contexte délicat que le Parti Socialiste se prépare aux futures échéances électorales, dont la première le 28 septembre, avec le scrutin pour les Sénatoriales. Même si, en Ariège, Alain Duran apparaît comme favori, l’élection est prise très au sérieux.

Jean-Pierre Bel l’a rappelé, lui qui quitte la Haute Assemblée dans les prochains jours. Un hommage lui a d’ailleurs été rendu en présence d’un très grand nombre d’élus ariégeois, maires, conseillers municipaux, conseillers généraux et parlementaires.

PB | 15/09/2014 - 18:32 | Lu: 32500 fois