Philippe Calléja (UMP 09): «Le retour de Nicolas Sarkozy est important alors que le France est au fond du seau»
Philippe Calléja, président de l'UMP 09© midinews (archives)
Une déclaration inédite sur Facebook, un entretien exclusif au Journal du Dimanche, une rencontre vérité avec «Sept à huit» sur TF1, avant la grand-messe marketée du «20 heures» de France 2… En trois jours, le retour de Nicolas Sarkozy a effacé toute autre information des écrans radars de l’actualité nationale. Mettant un terme à l’insoutenable suspens savamment entretenu depuis le début de l’été.
En Ariège, où la terre n’a jamais été réputée fertile pour les pousses sarkozystes, le «come back» de l’ancien Président de la République a bien sûr été suivi avec attention, notamment du côté de Saverdun.
Le maire de la commune, ci-devant Président départemental de l’UMP, se félicite ainsi de ce retour d’un «candidat de haute tenue qui démontre le potentiel et la richesse du personnel politique de la Droite. Oui, alors que la France est au fond du seau, que le territoire décline, il est important que Nicolas Sarkozy revienne»
Prudent, Philippe Calléja salue avec conviction l’homme dont il «a toujours été un ardent défenseur» mais refuse pour autant de s’aliéner les autres postulants à la présidence du mouvement. «Juppé et Fillon ont fait preuve de leurs compétences, de leurs qualités. Il est important que tous nos leaders politiques soient présents»
Soutiendra-t-il Nicolas Sarkozy dans sa nouvelle conquête du pouvoir ? «Cela dépendra… Moi, je suis légitimiste des règles du parti. J’attends de voir nos candidats découvrir les programmes pour dire qui je soutiendrai. En tant qu’homme, j’ai un avis. En tant que président, je le réserve encore »
«J’observe pour l’instant que Juppé et Fillon ne sont pas candidats. Il y a Mariton, Lemaire mais pas Juppé et Fillon…»
Claude Doussiet (UDI 09) : «Sarkozy n’a jamais été un rassembleur. Il ne le sera pas davantage maintenant»
Dans l’attente de ce programme que Nicolas Sarkozy a omis de dévoiler dimanche soir, Philippe Calléja a retenu la volonté de large rassemblement de l’ancien locataire de l’Elysée. Il indique même partager l’analyse de cette nécessité.
«J’ai toujours plutôt penché au Centre donc, oui, le Centre est légitimement un allié de la Droite. L’UDI est un grand parti de la Droite, qui doit permettre de refonder la Droite sur des bases solides et saines. Les différentes étapes électives montrent qu’il y a dans ce parti des hommes et des femmes capables de s’investir dans la vie publique»
«Maintenant, nous allons voir le résultats des Sénatoriales, poursuit Philippe Calléja. Mais ma porte est toujours ouverte. Je tends la main à Claude Doussiet en permanence. Les gens de l’UDI et de l’UMP doivent pouvoir travailler ensemble, dans une alliance objective et réaliste»
Une bien belle invite à l’attention du président départemental de l’UDI… à laquelle ce dernier n’entend toujours pas apporter une réponse favorable. «Mais pour quoi faire ?», résume moqueur Claude Doussiet.
«C’est précisément du temps où il y avait Sarkozy que nous avons décidé avec Jean-Louis Borloo de suivre une autre voie, précisément parce que nous n’étions pas d’accord avec la ligne politique de Sarkozy et Fillon», rappelle le responsable de l’UDI 09.
«Je ne comprends pas pourquoi M. Calléja remet aujourd’hui la question sur la table. Tant qu’il ne considèrera pas l’UDI sur le même pied d’égalité que l’UMP, nous ne pourrons pas nous entendre. Surtout si ce n’est que pour soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy !
Qu’il vienne plutôt sur des dossiers concrets ? Par exemple, sur ce projet ridicule que porte le conseil général avec la création de son Etablissement public foncier local totalement inutile. Ou encore qu’il se joigne à nous lorsque nous réclamons la possibilité pour les collectivités locales de renégocier leurs emprunts avec les banques»
Pour Claude Doussiet, «Sarkozy n’a pas changé. Il n’a jamais été un rassembleur. Il ne le sera pas davantage maintenant. La question se serait beaucoup plus posée avec Juppé...»
Le chemin de la reconquête sera long. Pour Nicolas Sarkozy comme pour ses troupes.
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