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Réforme territoriale: Augustin Bonrepaux reçu mercredi à l'Elysée

La cour et l'entrée du palais de l'Élysée
Crédit photo: Remi Mathis

Augustin Bonrepaux, président du Conseil général de l'Ariège, sera reçu à l'Elysée mercredi par Bernard Poignant, conseiller spécial de François Hollande pour les collectivités locales.

L'élu ariégeois ne se présentera pas seul devant le portail du 55 rue du Faubourg Saint-Honoré puisqu’il participe à une délégation de neuf responsables de départements de gauche, dont les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées ou encore le Pas-de-Calais. A l'ordre du jour des discussions, le projet de réforme des collectivités territoriales, bien sûr.

Au lendemain du second discours de politique générale du Premier ministre, de nombreuses inquiétudes agitent encore les présidents des conseils généraux, particulièrement celles qui concernent la «clarification des compétences» promises par Manuel Valls depuis plusieurs semaines.

Quel devenir pour les routes, les collèges ou encore le social ? Quelle collectivité en exercera la compétence ? Et les personnels concernés, dans quelles conditions seront-ils transférés ? Etc. Autant d’interrogations sur lesquelles les présidents de conseils généraux entendent proposer des réponses et, surtout, alerter au plus haut sommet de l’Etat.

Mardi, en marge de la rentrée estudiantine ariégeoise au Centre universitaire Robert Naudi, Augustin Bonrepaux a rappelé  que «pour les Départements, cette réforme est aberrante car elle éloigne les services de la population. C’est aussi un paradoxe et un contresens démocratique car elle diminue le nombre d’élus de terrain et donc affaiblit la représentation de la population»
Si on m’invite, c’est que l’on veut entendre ce que j’ai à dire…«Je dirai à Bernard Poignant que la réforme telle qu’elle se présente est un risque pour les routes, les collèges et les transports scolaires, insiste Augustin Bonrepaux. La proximité est nécessaire pour bien organiser et gérer ces dossiers sérieusement»

«Quand j’ai fait le tour des collèges cette année encore, on m’a parlé d’ajustements des horaires, de nombreux petits détails qu’il faut connaître pour pouvoir répondre aux préoccupations des parents ou des personnels des établissements.

J’ai entendu des gens contents d’avoir des élus en face d’eux pour échanger. Ce ne sera pas la même chose avec seulement six conseillers régionaux pour répondre aux sollicitations
»

Une autre problématique que la délégation souhaite évoquer concerne le télescopage des calendriers législatif et électoral (lire notre article du 22/09/2014).

«Je vais demander à ce que l’on diffère ces débats au Parlement après les élections départementales du mois de mars. On ne peut pas débattre de ces futures compétences et en même temps demander aux électeurs de suivre une campagne électorale»

Interrogé pour savoir s’il pense être écouté lors de cette entretien élyséen, Augustin Bonrepaux conclut sur une pirouette : «j’ai écrit déjà pas mal de choses à l’Elysée. Si on m’invite, c’est que l’on veut entendre ce que j’ai à dire…»

PB | 23/09/2014 - 18:21 | Lu: 19665 fois