Sénatoriales en Ariège: Aimé Deléglise (FN) adresse «un message de résistance et d'une véritable espérance de changement»

© midinews 2014
A quelques mètres de la ligne d’arrivée, Aimé Deléglise était, hier encore, le seul des sept concurrents engagés à ne pas avoir lancé son sprint. C’est désormais chose faite pour le candidat du Front National à l’élection sénatoriale en Ariège qui a organisé une conférence de presse en fin de matinée à Foix.
Accompagné de Thérèse Aliot, figure frontiste sur l’échiquier politique ariégeois qui se présente comme sa remplaçante, Aimé Deléglise a tout d’abord tenu à préciser que le FN participe au scrutin du 28 septembre «comme il participe toujours en tant que parti politique démocratique et républicain à toutes les élections»
Une entrée en matière pour rappeler que les électeurs ariégeois ont su réserver un certain nombre de suffrages au Rassemblement Bleu Marine, «la liste étant arrivée en tête dans plus de 150 communes ariégeoises» lors des dernières élections européennes.
«Nous avons la certitude que de très nombreux élus ruraux partagent nos analyses et les propositions que nous faisons pour sortir la France de la situation actuelle. Dans le secret de l’isoloir, ces femmes et ces hommes pourront librement s’exprimer comme beaucoup de leurs propres électeurs l’ont fait en votant Front National en mai dernier», souligne celui qui est devenu conseiller municipal à Pamiers à l’occasion du scrutin municipal.
Reprenant la rhétorique chère à Marine Le Pen, Aimé Deléglise se positionne comme la seule alternative crédible au «PS, le parti des menteurs, et à l’UMP, le parti des affaires !», l’alternative à «une classe politique usée»
Il est temps de donner la priorité à un aménagement équilibréEn guise de programme, le candidat se positionne également comme le «défenseur de la cause communale»
«Nous refusons la réforme territoriale imposée par le PS qui entraînera la suppression de milliers de petites communes, la disparition des départements et la création de super régions européennes annonçant la fin des Etats/Nations.
En Ariège, la forte métropolisation sur l’agglomération toulousaine risque de vider d’immenses territoire de notre département de leurs activités et de leurs habitants. Il est temps de donner la priorité à un aménagement équilibré», affirme Aimé Deléglise.
Et de rappeler que le «Front National est très attaché au pouvoir et au rôle des élus municipaux. Il s’oppose aussi à la disparition des départements qui ont fait leurs preuves et qui doivent rester les partenaires et les interlocuteurs privilégiés des communes»
«C’est un message de résistance mais aussi d’une véritable espérance de changement que nous voulons adresser aux 628 grands électeurs ariégeois», conclut le duo.
Sera-t-il entendu ? Réponse dimanche, au passage de la ligne d’arrivée.
dans la même rubrique
- Elections départementales en Ariège: le Rassemblement à Gauche cherche sa voie
- Pays d'Olmes: la mise en garde de Gérald Sgobbo
- Elections départementales en Ariège: un troisième tour et des questions
- Elections départementales en Ariège: les treize cantons livrent leurs vérités
- Elections départementales 2015 en Ariège: les premières réactions aux résultats du 2ème tour
- Élections départementales en Ariège: le PS l'emporte, ESA jubile, le FN prend date
- Elections départementales 2015 en Ariège: les résultats du 2ème tour
- Second tour des Elections départementales en Ariège: 44 candidats pour 22 sièges encore à pourvoir
- Elections départementales canton de Foix: les binômes PS et ESA ont sorti les calculatrices
- Canton du Val d'Ariège: le «Rassemblement à Gauche» tire sa dernière cartouche
- Elections départementales en Ariège: la nouvelle donne de «la lutte contre le Front National»
- Pays d'Olmes et Portes d'Ariège: le PS retire ses candidats pour «faire barrage au Front National»
- Elections départementales en Ariège: les enseignements et enjeux du scrutin canton par canton
- En Ariège ce sera non aux éoliennes industrielles à Gudas et Malléon
- Bedeilhac: une chaîne humaine autour du Calamés pour dire non à la carrière
- Elections départementales 2015 en Ariège: les premières réactions






