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Sénatoriales en Ariège: l'au-revoir discret de Jean-Pierre Bel

Le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, le 1er octobre 2011 à Paris
© AFP - Fred Dufour

L’émotion était palpable, dimanche, dans la cour de la préfecture. Celle d’Alain Duran d’une part, légitime à l’heure de la proclamation des résultats officialisant son élection à la chambre haute du Parlement. Celle de Jean-Pierre Bel, ensuite, tout aussi légitime bien que plus intérieure, au moment de tourner la page du livre de sa vie politique élective.

Au terme de deux mandats ponctués par une historique accession à la présidence du Sénat (une première pour le PS, une première pour un Ariégeois), Jean-Pierre Bel a donc assisté aux premières loges à la désignation de son successeur.

Mercredi, il participera à sa dernière séance dans l’hémicycle du Palais du Luxembourg à l’occasion du vote pour élire le nouveau président. Mais, cette fois, ce ne sera pas un Socialiste puisque les résultats ont clairement choisi le camp opposé.

Lui se destine à une nouvelle vie. D’ailleurs, à l’heure de quitter la fonction il le dit : «Je n’ai aucun sentiment de nostalgie», se fendant même d’un «je suis heureux pour l’Ariège parce que c’est Alain Duran qui la représente désormais»

Sans effusion particulière
Sans effusion particulière, celui qui avait succédé à Germain Authié il y a seize ans a donc partagé le moment aux côtés des nombreux élus qui avaient attendu la lecture des résultats. Beaucoup de mains serrées, des accolades, des sourires mais peu de confidences.

Officiellement, Jean-Pierre Bel est désormais un retraité de la vie politique. A bientôt 63 ans, il pourrait embrasser la fonction de conseiller spécial du Président de la République sur les questions relatives à l’Amérique latine. Info ou intox, il se refuse pour le moment à communiquer sur le sujet.

Seule certitude, il entend reprendre le rythme de ses sorties en montagne qu’il affectionne tant. «Je vais renouer avec quelques occupations qui me tiennent à cœur. Ma cheville ne me faisant plus souffrir», sourit-il.

C’est donc un au-revoir discret que le futur ex-président du Sénat a réservé à l’Ariège dimanche. Comme un symbole.

PB | 29/09/2014 - 18:26 | Lu: 36971 fois