Jean-Marie Bettini (FO 09) : «Le Medef affame le peuple»

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Après douze années passées à la tête de l’Union Force Ouvrière de l’Ariège, Christian Gaston a décidé de passer la main. Jean-Marie Bettini, candidat qu’il soutenait, lui a succédé lors du congrès organisé au cours de l’été.
Rencontre avec un nouveau visage du syndicalisme ariégeois.
Comment percevez-vous le contexte de cette rentrée 2014 ?
«J’avoue que cette rentrée est très compliquée du fait notamment tous les problèmes que rencontrent la société et les Français. Nous sommes actuellement sur une ligne de fracture délicate à vivre pour les salariés et les fonctionnaires.
Notre rôle est d’être à l’écoute et de proposer des solutions à ces personnes en souffrance. A ce titre, les élections professionnelles se dérouleront le 4 décembre et nous permettront de parler des sujets qui nous tiennent à cœur au niveau local»
Quel sera votre message pour les élections ?
«Il nous faut revenir aux fondamentaux, à la solidarité, à la nécessité de travailler ensemble pour trouver des solutions susceptibles de satisfaire le plus grand nombre, de trouver le meilleur compromis possible»
Aujourd’hui, ce discours ne semble plus être entendu par les salariés qui sont de moins en moins nombreux à se syndiquer. Comment l’expliquez-vous ?
«Les salariés sont en grand désarroi pour la plupart car tout augmente autour d’eux sauf leur salaire. On sent néanmoins les prémices d’une nouvelle syndicalisation car les difficultés économiques, et les problèmes sociaux qui en découlent, réveillent les gens et les consciences. La machine se met en route. Je crois que nous allons améliorer les scores syndicaux lors de ces prochaines élections»
Le marasme économique est présent pour tout le mondeComment abordez-vous les relations avec les organisations patronales ?
«Actuellement, nous sommes clairement opposés au dernier argumentaire du Medef. Ils sont en train d’affamer le peuple. Mais attention, lorsqu’il le sera, il descendra dans la rue et ce sera dans de telles proportions que la situation sera ingérable. Le Medef doit se méfier de sa volonté de revenir sur certains acquis sociaux. Ce n’est pas le moment»
Comment percevez-vous la précarité en Ariège ?
«Les salariés ariégeois essayent surtout de conserver leur emploi. Nous constatons, comme eux, que le dialogue social est difficile. Il existe dans certaines entreprises, beaucoup moins dans d’autres. C’est notamment très difficile dans les petites entreprises où il est compliqué de boucler la fin du mois tout en conservant son personnel.
A l’heure actuelle, le marasme économique est présent pour tout le monde. C’est dans ces moments-là que la représentation syndicale est importante»
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