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Elections départementales: en cas de départ d'Augustin Bonrepaux, qui pour prendre la suite?

Vue du Conseil général de l'Ariège à Foix
© midinews (archives)

Lundi soir, Augustin Bonrepaux a donc proposé aux militants socialistes de leur remettre son mandat de président du Conseil général dès cet automne, à quelques mois des échéances électorales (lire notre article du 30/09/2014). Une annonce qui alimente désormais les conversations bien au-delà du siège fédérale ou des sections locales du parti.

Pourtant, si Augustin Bonrepaux confirme son souhait de départ avant l’heure, comme il s’y était d’ailleurs engagé en 2001 lors de sa réélection, de nouvelles questions se posent, une tout particulièrement : qui pour assurer la présidence jusqu’au mois de mars ?

Face à l’assemblée de 150 à 200 militants réunis à la mairie de Foix lundi, le président du Conseil général a indiqué vouloir permettre au PS de préparer sereinement les élections départementales à venir, de réfléchir à un programme et à des candidatures cohérentes dans le contexte de la réforme territoriale en cours.

Il a par ailleurs confirmé qu’il ne se représenterait pas sur le canton d’Ax-les-Thermes, que sa carrière politique s’arrêterait donc très vite quoi qu’il arrive. Si l’on s’essaye à la lecture entre les lignes, Augustin Bonrepaux miserait donc sur l’émergence d’un nouveau leader capable d’impulser une dynamique électorale.

Alors, qui ? Essayons de dresser le portrait-robot de celui ou celle qui pourrait dans un premier temps assurer la relève avant d’espérer, peut-être, poursuivre l’aventure au lendemain du second tour des élections départementales. En sachant que ce candidat à la présidence ne peut pour le moment être issu que de la majorité en place.

L’avis de recherche concerne donc un homme ou une femme élu(e) au Conseil général. Il ou elle doit être au fait des principaux dossiers portés par la collectivité et posséder, autant que possible, un solide réseau dans et hors du territoire. Bref, l’un des vice-présidents, un parlementaire ou un élu reconnu par ailleurs.

Petit tour d’horizon dans un jeu de politique-fiction
Roger Sicre ? Premier Vice-Président d’Augustin Bonrepaux, il possède la légitimité requise… sauf que l’élu du canton de Varilhes a plusieurs fois laissé entendre qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat. Il ne l’a cependant jamais confirmé officiellement.

L’homme a cependant la réputation d’être «de parole» et de ne pas goûter particulièrement les joutes politiciennes.

Christine Téqui ? Maire de Seix, la conseillère générale d’Oust est une seconde vice-présidente très investie dans les questions de jeunesse et de culture. Au terme de son premier mandat, se sent-elle les épaules pour prendre la suite d’Augustin Bonrepaux. Pas sûr.

Alain Duran ? Troisième Vice-président et surtout sénateur de l’Ariège depuis dimanche, l’élu tarasconnais est longtemps passé pour le dauphin désigné d’Augustin Bonrepaux. Le nouveau parlementaire aura-t-il désormais le temps (et l’envie) de batailler sur les dossiers quotidiens du Conseil général. Ou voudra-t-il asseoir son autorité depuis l’Hôtel du Département ?

De son côté, André Montané (n°4) est devenu le spécialiste des dossiers d’aide sociale au Département. Il n’a pas encore indiqué s’il briguerait un nouveau mandat et ne semble pas, pour le moment, apparaître parmi les élus intéressés par la fonction.

Bernard Piquemal et Robert Zonch ? Leur défaite au scrutin municipal du printemps dernier bouche quelque peu leur horizon électif et ternit donc leur capacité à rassembler les troupes en vue du combat à mener au cours de l’hiver. Il semble donc peu probable de les voir proposer leur candidature.

Le matin en se rasant…
Au-delà de ses vice-présidents, Augustin Bonrepaux envisage-t-il la candidature d’autres élus de l’assemblée départementale ? Les noms de Frédérique Massat, par ailleurs députée, revient régulièrement dans les conversations autour des allées de Villote, tout comme celui d’Henri Nayrou, ancien député et détenteur d’un vaste carnet d’adresses politiques et médiatiques.

Ces deux conseillers généraux ont également fait montre de leur engagement pour la cause ariégeoise au fil de leurs mandats respectifs.

Mais ont-ils envie de plus ? La première s’investit à Paris et n’a pour le moment rien lâché sur son souhait ou non de se présenter aux élections du mois de mars. Le second avait affirmé penser à se retirer au terme de son mandat.

Parmi les actuels conseillers généraux, certains ont d’ores et déjà affirmé leur volonté de briguer un nouveau mandat. C’est le cas par exemple d’André Rouch, sur le secteur de La Bastide-de-Sérou. A quoi peut bien penser le président du Parc naturel régional (et son aura sur les 142 communes) le matin en se rasant ?

Des questions, des questions encore des questions… Les réponses ne devraient plus tarder.

PB | 01/10/2014 - 19:49 | Lu: 38906 fois