accueil  |  ariège   |  france

Conseil général de l'Ariège: Augustin Bonrepaux confirme son départ de la présidence

© midinews 2014

L’homme est détendu, souriant. Sûr de la décision qu’il s’apprête à confirmer à la presse réunie pour l’occasion dans les salons du Conseil général, à Foix. Augustin Bonrepaux annonce qu’il quittera bien ses fonctions de président de l’assemblée départementale au soir du lundi 20 octobre, date de la dernière séance plénière de l’exercice 2014.

Non, Augustin Bonrepaux ne quitte pas le navire...A ses côtés, André Montané, président du Groupe socialiste du Conseil général, marque le soutien des élus PS à la démarche d’Augustin Bonrepaux. «Nous avons eu deux réunions du groupe où la parole était libre, chacun a donc pu s’exprimer. Les militants également ont été informés. Non, Augustin ne quitte pas le navire, il accompagne la suite» précise l’élu de Pamiers.

Augustin Bonrepaux a ensuite répondu aux questions des journalistes, n’éludant (presque) aucun sujet. Extraits.


Un calendrier
«Après avoir longuement discuté, réfléchi, le groupe socialiste a convenu que c’était la meilleure décision pour l’avenir. L’annonce du 13 septembre du Premier ministre nous a un peu pris de court donc il fallait le faire tout de suite ou pas du tout.

Je crois que c’est la meilleure formule pour le Département, c’est la meilleure façon d’assurer le relais avec celui ou celle qui me succèdera, pour transmettre le mandat dans les meilleures conditions et assurer la continuité des dossiers.

C’est également la meilleure façon de préparer l’exercice 2015, et cela ne peut se faire que dès la fin de cette année, avec le débat d’orientations budgétaires au mois de novembre. Je ne vais pas porter un budget que je ne mettrai pas en œuvre. C’est au futur président d’apporter cette dynamique.  

Il ne faut pas perdre de temps, car la nouvelle équipe élue en mars n’aura que cinq ans devant elle. Cette équipe aura beaucoup de travail pour se projeter au-delà de 2020. Le temps presse. Il faut s’y atteler tout de suite
»

Un sentiment
«Pas de sentiment particulier. J’aurais juste aimé que cela se fasse plus tôt, mais les circonstances ne l’ont pas permis...
La situation du Conseil général est un peu particulière : 26 candidats vont être présentés avec seulement 7 ou 8 anciens qui repartiront. L’équipe va être profondément renouvelée. Cela n’aurait pas été sérieux d’improviser. Mon souci est que le Conseil général continue d’aller de l’avant. C’est l’intérêt du département
»


Il y a dix-sept candidats possibles qui ont tous des qualités
Une préférence
«Je n’ai pas de préférence pour la succession. Il y a dix-sept candidats possibles qui ont tous des qualités. Moi, j’applique la règle du parti : j’ai informé les militants, et après les candidats ont jusqu’à dimanche pour se déclarer. La semaine suivante il y aura un débat.
La semaine d’après le vote. Cette procédure ne m’appartient pas
»

La démocratie
«Les militants vont désigner un candidat pour la présidence et les conseillers généraux voteront. En mars, celui ou celle qui aura été désigné président devra quand même être élu(e) par les électeurs, puis à nouveau par les conseillers généraux. Non, la démocratie n’est pas bafouée.

Je vous rappelle que lorsque j’ai été élu en 2001 les règles n’étaient pas les mêmes, c’était le conseil fédéral du parti socialiste qui décidait. Il a fallu changer les statuts pour que les militants puissent voter. À l’époque il m’avait même fallu être élu maire d’Ax-les-Thermes pour pouvoir être candidat à la présidence, ce qui n’était pas très respectueux des électeurs. Aujourd’hui, c’est clair
»

Le nouveau système avec deux sièges par canton facilitera l’ouverture vers d’autres sensibilités
La réforme territoriale
«Cette réforme est nécessaire pour des obtenir des intercommunalités mieux structurées. Nous l’avons d’ailleurs déjà fait à l’époque en vallées d’Ax ou nous avons réuni deux intercommunalités pour être plus forts et plus efficaces.

Par contre, je l’ai déjà dit, en ce qui concerne les départements, je suis contre la réforme qui met à mal la ruralité. J’étais encore mardi à Paris pour convaincre les députés, car ce sont eux qui auront le dernier mot. Je me suis battu, je continue. D’ailleurs, je reste conseiller général jusqu’au mois de mars
»

L’après
«Ma vie sera celle d’autrefois sauf que je ne me déplace plus de la même façon... Je vais revenir dans mon élément, la nature. Sans oublier le conseil municipal d’Ax où j’ai aussi du travail aux côtés de l’équipe en place.

Le Conseil départemental sera en place, avec de nouveaux élus. Ce nouveau système qui avec deux sièges désormais par canton facilitera l’ouverture vers d’autres élus, d’autres sensibilités. Mais cela concerne le parti, pas moi
»

PB | 08/10/2014 - 19:08 | Lu: 39370 fois