Présidence du Conseil général de l'Ariège: Louis Marette (DVD) et Benoît Alvarez (DVG) ne seront pas candidats

© midinews (archives)
Au terme d’une procédure de désignation interne sur le mode «primaires», les militants du Parti Socialiste ariégeois ont investi Henri Nayrou comme candidat à la présidence du Conseil général. L’ancien député et actuel conseiller général de Saint-Girons brigue le fauteuil laissé vacant par Augustin Bonrepaux, démissionnaire (lire notre article du 20/10/2014)
Rendez-vous est donc pris pour une séance extraordinaire de l’assemblée départementale programmée le lundi 3 novembre après-midi, au cours de laquelle le nouveau président du Conseil général de l’Ariège sera élu par les vingt-deux conseillers généraux.
Sauf cataclysme, Henri Nayrou devrait être désigné par ses pairs… d’autant plus qu’aucune candidature ne semble devoir lui être opposée.
En effet, ni Louis Marette, chef de file historique de l’opposition de droite, ni le Divers gauche Benoît Alvarez n’envisagent de se présenter. «Je ne serai pas candidat», nous ont-ils confirmé tour à tour sans l’ombre d’une hésitation.
«Non, je ne me présenterai pas, affirme Benoît Alvarez. Etre candidat juste pour le principe cela n’a aucun intérêt. De toute façon, avec la majorité en place ce ne serait pas possible. Je préfère travailler dans le consensus pour faire avancer les projets plutôt que de vivre dans le conflit»
Même sentiment pour le conseiller général du canton de Saverdun qui rappelle que «le groupe de droite se compose de trois conseillers généraux, et moi je ne suis plus à l’UMP, donc on ne peut pas dire que l’on compose un groupe comme on l’imagine habituellement. Je ne serai pas candidat et, vu les circonstances, je serai étonné que l’un de nous le soit»
Allusion à son choix de ne pas briguer de nouveau mandat aux élections départementales de mars 2015, tout comme Pierre Auriac-Meilleur à Massat, et aux interrogations d’Alain Bari sur le secteur de Sainte-Croix Volvestre.
Louis Marette: Augustin Bonrepaux est un homme honnête, il a dû penser qu’il devait s’arrêter là
Malgré leur absence d’ambition présidentielle, les deux élus n’en suivent pas moins avec attention la période transitoire ouverte lundi dernier au soir de la démission d’Augustin Bonrepaux.
«C’est un moment un peu particulier que nous vivons actuellement, souligne Louis Marette. Une page de l’histoire de l’Ariège se tourne avec le départ d’Augustin Bonrepaux. J’ai été surpris par sa décision mais elle s’explique peut-être par le fait qu’il ne se sent plus en harmonie avec son parti. Il suffit d’écouter son laïus lundi dans lequel il a été très critique envers la réforme territoriale. C’est un homme honnête et il a donc dû penser qu’il devait s’arrêter là»
De son côté, le conseiller général de Foix-Rural reconnaît que cette prise de recul est «une bonne chose même si cette transition aurait pu se faire un petit peu avant, pas juste à six mois des élections»
Benoît Alvarez en profite d’ailleurs pour saluer le «bilan positif» des actuels élus du Conseil général. «On ne peut nier des grandes lignes très positives, sur le haut débit par exemple, sur la modernisation et la construction de collèges, sur la réorganisation des transports scolaires, etc. C’est vraiment un bilan positif»
Benoît Alvarez: Gérer tout ça, en cette période, nécessite une expérience certaine
Et sur la désignation d’Henri Nayrou par les militants du PS ariégeois ?
«Je n’ai pas de commentaire à faire sur le vote interne d’un parti qui n’est pas le mien, indique Benoît Alvarez. Les militants ont choisi entre deux bons candidats, avec des qualités complémentaires.
Je pense néanmoins que l’expérience est importante dans une transition telle que celle que nous vivons. Les sujets que traite le Conseil général sont très importants, surtout quand on pense que derrière les dossiers il y a des personnes, des gens en difficulté accompagnés tous les jours par les services de l’aide sociale, ou encore les milliers d’élèves dans les collèges. Je pense aussi à tous les personnels qui travaillent chaque jour pour les Ariégeois. Gérer tout ça, en cette période, nécessite une expérience certaine »
Henri Nayrou semble également trouver grâce aux yeux de Louis Marette. L’ancien président départemental de l’UMP connaît bien celui qui fut député de l’Ariège durant trois mandats et avec lequel il a ferraillé par le passé. «Mais c’est un homme avec lequel j’entretiens de très bonnes relations», sourit-il.
Taquin, il se demande cependant «qui en dehors de Henri Nayrou pourrait assumer cette fonction dans l’actuelle équipe socialiste du Conseil général. Il n’y a pas beaucoup de possibilité…»
«Henri Nayrou n’est pas trop vieux (!), il possède une solide expérience et un véritable carnet d’adresses. C’est vrai qu’il avait décidé de partir mais, je le répète, qui ? Il se murmure que le dauphin désigné était peut-être Alain Duran, mais il a choisi une autre voie. Alors qui ? Certains ont pu penser à Frédérique Massat mais visiblement elle aussi a fait un autre choix… Non, je ne vois personne d’autre», tranche le maire de Mazères.
Avant même son élection à la présidence du Conseil général, Louis Marette ne peut s’empêcher de formuler un vœu à destination d’Henri Nayrou: «Je souhaite que le successeur d’Augustin Bonrepaux soit un aussi fidèle défenseur du département de l’Ariège et de la ruralité»
«Je n’ai pas toujours été politiquement d’accord avec Bonrepaux mais nous avons toujours su discuter, rappelle-t-il. Ce n’était pas un ennemi. J’ai condamné ceux qui ont voulu détruire le département lorsque la droite était au pouvoir. Il fait pareil avec ceux qui gouvernent aujourd’hui. Ca rapproche. En politique chacun défend ses idées, c’est ça la démocratie»
Voilà qui ressemble à un début de feuille de route pour le futur président du Conseil général.
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