accueil  |  ariège   |  france

Elections départementales: le PS ariégeois lance la campagne sur le mode de la pédagogie et du rassemblement

De gauche à droite: Kamel Chibli, Christine Téqui, Jean-Christophe Bonrepaux, Henri Nayrou
© midinews 2014

A l’exception du coup parti du Front de Gauche en début de semaine (lire par ailleurs), le Parti socialiste ariégeois semble bien décidé à imprimer le rythme de ce début de campagne en vue des élections départementales du mois de mars.

Le coup d’envoi a été donné le 3 novembre avec l’élection d’Henri Nayrou à la présidence du Conseil général, suite à la prise de recul volontaire de son prédécesseur. Le second temps a été marqué mercredi à l’occasion d’une conférence de presse du secrétaire fédéral au siège du parti à Ferrières. Objectif : «lancer la campagne», affirme sans ambage Jean-Christophe Bonrepaux.

«Nous sommes assez loin de l’objectif, mais nous voulons préparer le projet que nous porterons avec les militants et tous nos partenaires», précise-t-il en annonçant la tenue de six réunions publiques dans les prochaines semaines sur l’ensemble du département*.

«Ces réunions seront ouvertes à tous. Elles ont pour but d’expliquer la réforme, de rappeler le cadre de ces élections départementales et surtout de travailler ensemble. Il s’agit d’enrichir le programme de la liste que nous construirons avec des partenaires, mais aussi des membres de la société civile. Nous ouvrons la porte, nous tendons la main à toutes celles et ceux qui souhaitent travailler pour créer le rassemblement le plus large possible»

«C’est un moment historique de l’histoire de la gauche et il ne faut pas manquer le rendez-vous», insiste Jean-Christophe Bonrepaux.

A ses côtés, Henri Nayrou, mais aussi Christine Téqui, vice-présidente du groupe socialiste de l’assemblée départementale, ou encore Kamel Chibli, membre du cabinet de l’ancien président du Sénat, acquiescent.

«Nous sommes en pré-campagne, renchérit Henri Nayrou. C’est le moment d’une campagne d’information, d’explication, le moment d’une démarche de démocratie directe en allant au-devant les militants et de la population»

Et l’ancien journaliste de se faire pédagogue : «c’est la moindre des choses que d’expliquer comment vont se dérouler ces élections, le principe des binômes, le renouvellement complet pour la première fois dans l’histoire des assemblées départementales qui étaient auparavant renouvelées par moitié tous les trois ans, parler de nouveaux territoires électifs avec de nouveaux cantons…»

«De toute façon, se présenter directement devant les citoyens, c’est le fondement de ce que doivent faire les élus en permanence», conclut-il.

On veut montrer aux citoyens que les partis ne vivent pas entre eux
Pédagogues et rassembleurs, tel est donc le credo des dirigeants du PS ariégeois. Un message qu’ils adressent au-delà de leur famille politique, au-delà même des partis.

«On veut montrer aux citoyens que les partis ne vivent pas entre eux. On fait tous de la politique, dans les partis et en dehors. Avec les citoyens que nous voulons aller chercher dans la société civile, nous travaillerons sur la base d’engagements clairs, sur la base d’un projet», affirme Jean-Christophe Bonrepaux.

Bien sûr, les membres de la société civile qui joueront le jeu ne seront pas les seuls. Le parti à la rose ne peut faire l’impasse sur ses interlocuteurs historiques ou plus récents. Des échanges sont en cours avec le Parti radical de gauche d’Alain Sutra par exemple, tout comme avec le Parti de Gauche.

Plus délicat, le positionnement avec le PCF ou Europe Ecologie Les Verts cosignataires d’un communiqué qui sème le trouble dans le landernau ariégeois (lire par ailleurs).

Il n’y aura pas d’alliance entre les deux tours. La loi interdit de reconstituer les binômes après le premier tour
«Nous avons fait un certain nombre de propositions à nos partenaires et souhaitons désormais échanger. Je prends acte du communiqué de presse du PCF et d’EELV même si je regrette cette prise de position.

Mais je vois qu’une composante du Front de Gauche n’a pas signé cet accord... Moi je dis que la main reste tendue. Sauront-ils, voudrons-ils la saisir ? je le souhaite
»

Sur l’hypothèse de rapprochement entre les deux tours, le dirigeant socialiste est catégorique : «Il n’y aura pas d’alliance entre les deux tours. La loi interdit de reconstituer les binômes après le premier tour. De toute façon, ce ne serait qu’une alliance de circonstances. Moi, je préfère que l’on soit ensemble dès aujourd’hui»

Soulignant la nécessité de constituer des binômes basé, d’un côté, sur l’expérience de quelques sortants (pas plus de dix selon les estimations), de l’autre sur l’enthousiasme de nombreux nouveaux visages, Jean-Christophe Bonrepaux estime que toutes les bonnes volontés seront les bienvenues.

Même celles qui ont pu surprendre lors des récentes municipales, à Auzat ou Castillon ? Ou celles encore qui se revendiquent électrons libres comme à Montoulieu ou Verniolle ? «Pour moi, ils sont tous des membres de la société civile. Et j’ai dit comment je souhaitais travailler avec la société civile»

*Les réunions se dérouleront selon le calendrier suivant : lundi 17 novembre à 20h30, au Mas d’Azil (salle multimédia) ; jeudi 20 novembre à 20h30, à Foix ; lundi 24 novembre à 20h30, à Mirepoix ; lundi 1er décembre à 20h30, à Tarascon ; mercredi 3 décembre à 20h30, à Saint-Girons ; lundi 8 décembre à 20h30, à Pamiers.

PB | 12/11/2014 - 18:51 | Lu: 20766 fois