Réforme territoriale: les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon seront bien unies en 2015
Vue de l'Hôtel de région midi-pyrénées à Toulouse© midinews (archives)
A la mi-octobre, les sénateurs avaient ressorti gommes et crayons de couleur pour redessiner la carte des régions de France esquissée par le gouvernement. La nouvelle majorité de droite au Palais du Luxembourg souhaitait ainsi redonner leur liberté aux régions Alsace et Languedoc-Roussillon.
Ils se doutaient bien, ces Sages, que les quinze entités ainsi proposées ne passeraient pas l’hiver et surtout pas l’Assemblée nationale. Cela n’a pas loupé : mercredi, la commission des lois de l’assemblée a adopté le principe du découpage du territoire national en treize régions, rétablissant les mariages de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, et ceux de l’Alsace, de la Lorraine, et de la Champagne-Ardenne.
La dernière étape à franchir pour le projet de loi portant sur la réforme des régions ne sera donc qu’une formalité, le mercredi 19 novembre, lors du vote en séance à l’Assemblée nationale.
On se souvient que le sénateur de l’Ariège, Alain Duran, s’était élevé contre la décision de ses collègues. En compagnie de deux parlementaires audois, il avait ainsi présenté un amendement pour soutenir le rapprochement de Midi-Pyrénées et de sa voisine languedocienne et roussillonnaise.
Prochain débat : les compétences
«Il faut rappeler combien cette fusion est importante, tant au niveau de la taille économique, démographique de la nouvelle région, que dans la perspective des synergies qui pourraient être mises en place (parc naturel, canceropôle…) entre nos deux régions», indiquait alors Alain Duran en écho aux sénateurs audois.
La nouvelle région (à laquelle il conviendra ensuite de trouver un nom, et ce ne sera pas simple) regroupera alors 13 départements, du Gard et de la Lozère à l’est au Gers et aux Hautes-Pyrénées à l’ouest, soit 72.724 km2 (13 % du territoire national) pour 5.714.955 habitants (8,5 % de la population française).
Le prochain combat se transporte désormais sur le champ de bataille des compétences. Quelles seront les armes confiées à ces nouvelles super-régions ? Si le domaine économique leur semble plus que jamais promis, qu’en est-il des missions dévolues aujourd’hui aux autres collectivités, telles que le département ?
Là encore, Alain Duran, vice-président du Conseil général de l’Ariège, ne manquera pas de participer aux débats. Rendez-vous est pris pour le premier trimestre 2015.
dans la même rubrique
- Henri Nayrou, premier président du Conseil Départemental de l'Ariège
- Foix: l'occitan aux portes du nouveau conseil départemental
- Elections départementales en Ariège: le Rassemblement à Gauche cherche sa voie
- Pays d'Olmes: la mise en garde de Gérald Sgobbo
- Elections départementales en Ariège: un troisième tour et des questions
- Elections départementales en Ariège: les treize cantons livrent leurs vérités
- Elections départementales 2015 en Ariège: les premières réactions aux résultats du 2ème tour
- Élections départementales en Ariège: le PS l'emporte, ESA jubile, le FN prend date
- Elections départementales 2015 en Ariège: les résultats du 2ème tour
- Second tour des Elections départementales en Ariège: 44 candidats pour 22 sièges encore à pourvoir
- Canton du Val d'Ariège: le «Rassemblement à Gauche» tire sa dernière cartouche
- Elections départementales canton de Foix: les binômes PS et ESA ont sorti les calculatrices
- Elections départementales en Ariège: la nouvelle donne de «la lutte contre le Front National»
- Pays d'Olmes et Portes d'Ariège: le PS retire ses candidats pour «faire barrage au Front National»
- Elections départementales en Ariège: les enseignements et enjeux du scrutin canton par canton
- Bedeilhac: une chaîne humaine autour du Calamés pour dire non à la carrière






