Barrage de Sivens: EELV 09 interpelle le président du Conseil général de l'Ariège
© midinews (archives)
Quand on vous disait, la semaine dernière, que la campagne pour les élections départementales était bien lancée ! Après la conférence de presse du PS, après les remous au sein du Front de Gauche, voici les petites phrases.
Hier, le porte-parole ariégeois d’Europe Ecologie Les Verts s’est fendu d’un communiqué pour dénoncer les récentes déclarations du nouveau Président du Conseil général, déclarations qui ont «fortement choqué»
Par ces propos, Jacques Arthuys fait allusion à la réponse formulée par Henri Nayrou à l’occasion de l’entretien qu’il nous a accordé quelques jours après son élection à la présidence (lire notre article du 07/11/14). La question portait sur le dossier du barrage de Sivens et la décès du jeune manifestant.
Henri Nayrou précisait avoir une «une pensée pour Rémi Fraisse et sa famille» et indiquait dans la phrase suivante : «je pense aussi à Thierry Carcenac, président du Conseil général du Tarn, qui a été exécuté en place publique alors que c'est homme et un élu honnête»
Pour Jacques Arthuys, les limites étaient franchies.
«Alors que c’est un jeune botaniste de 21 ans, Rémi Fraisse, militant à France Nature Environnement, qui est mort, tué par une grenade lancée par les forces de l'ordre, envoyées là par le préfet pour faire mal, alors que les plus hautes autorités de l’Etat ont fait preuve d’un silence assourdissant et tardé à reconnaître la vérité, les propos tenus par le Président Nayrou, sont extrêmement choquants !», écrit le porte-parole d’EELV en Ariège.
«Nous souhaitons juste rappeler que le seul homme qui ait été exécuté en place publique s'appelait Rémi Fraisse. Qu'il aurait pu être le fils, le frère, le petit-fils de la plupart d'entre nous, et que la noblesse de son combat ne saurait être comparée aux petits arrangements entre amis dont ce dossier semble entaché»
«Monsieur le Président, il n’est pas trop tard pour que vous vous excusiez de ces propos. Ils salissent la mémoire de Rémi», conclut, péremptoire, Jacques Arthuys.
Du côté du Conseil général de l’Ariège, Henri Nayrou reconnaît que le terme employé au sujet de son homologue tarnais a pu l’être à tort, et que son propos se voulait avant tout un message d’apaisement qu’il voulait délivrer en présentant ses condoléances à la famille de Rémi Fraisse.
Dans tous les cas, cette passe d’armes déclenchée par EELV montre, s’il en était besoin, vers quelles hauteurs certains semblent vouloir «élever» le débat politique.
dans la même rubrique
- Henri Nayrou, premier président du Conseil Départemental de l'Ariège
- Foix: l'occitan aux portes du nouveau conseil départemental
- Elections départementales en Ariège: le Rassemblement à Gauche cherche sa voie
- Pays d'Olmes: la mise en garde de Gérald Sgobbo
- Elections départementales en Ariège: un troisième tour et des questions
- Elections départementales en Ariège: les treize cantons livrent leurs vérités
- Elections départementales 2015 en Ariège: les premières réactions aux résultats du 2ème tour
- Élections départementales en Ariège: le PS l'emporte, ESA jubile, le FN prend date
- Elections départementales 2015 en Ariège: les résultats du 2ème tour
- Second tour des Elections départementales en Ariège: 44 candidats pour 22 sièges encore à pourvoir
- Canton du Val d'Ariège: le «Rassemblement à Gauche» tire sa dernière cartouche
- Elections départementales canton de Foix: les binômes PS et ESA ont sorti les calculatrices
- Elections départementales en Ariège: la nouvelle donne de «la lutte contre le Front National»
- Pays d'Olmes et Portes d'Ariège: le PS retire ses candidats pour «faire barrage au Front National»
- Elections départementales en Ariège: les enseignements et enjeux du scrutin canton par canton
- Bedeilhac: une chaîne humaine autour du Calamés pour dire non à la carrière






