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Elections départementales: qui saisira la main tendue par le Parti Socialiste ariégeois ?

A la tribune, Jean-Christophe Bonrepaux, secrétaire fédéral du PS ariégeois devant des militants lors de la fête de la rose le 13 septembre 2014
© midinews 2014

Ils l’ont dit et redit: le PS ariégeois ouvre portes et fenêtres. Le mot est d’Henri Nayrou, nouveau président du Conseil général qu’il a lâché dès son entrée en fonction au début du mois de novembre.

A quelques jours de la désignation des candidats socialistes qui seront intégrés à la composition des binômes, la fédération départementale persiste et signe dans une communication diffusée vendredi.

«Le Parti Socialiste ariégeois s’engage pour le respect de la diversité de notre société», écrit par exemple Jean-Christophe Bonrepaux, secrétaire fédéral.

«Les mutations de notre société, les attentes des citoyens, la montée du Front National, de nouveaux territoires électifs font des élections du Conseil départemental de l’Ariège en mars prochain, un terrain propice à un vaste rassemblement des forces de gauche dans notre département.

Comme elle l’avait annoncé, la Fédération du Parti Socialiste de l’Ariège a très tôt tendu la main aux représentants des autres partis de gauche dans le respect de ses partenaires afin d’aboutir à un accord sur le programme et sur la gouvernance
», dit-il encore (retrouvez l’intégralité du communiqué de presse dans la rubrique Opinions).

L’intention est là, clairement affichée, mais… Car il y a un mais. Pour l’heure, les fameuses  «forces de gauche» ne semblent pas décidées à serrer la main tendue par le parti à la rose, ce que regrettent les responsables socialistes.

Une occasion manquée, mais pas définitive
«Le Parti Communiste a assimilé la situation de l’Ariège à celle de Paris, EELV a décidé de rompre unilatéralement suite à la mort dramatique d’un opposant au barrage de Sivens. Enfin, le PRG s’est réfugié dans le flou pour finir par la chaise vide et refuser ainsi les postes que nous lui proposions», analyse Jean-Christophe Bonrepaux.

Le dirigeant socialiste évoque «une occasion manquée, mais pas définitive», citant les échanges prometteurs entrevus avec le Parti de Gauche, avec lequel «les relations ont changé de nature et posent les jalons d’échanges constructifs futurs»

Ce changement de cap du PS et du PG serait-elle à l’origine des tensions qui se sont fait jour depuis quelques mois entre le Parti de Gauche et son allié traditionnel du Parti Communiste Français au sein du Front de Gauche ? Peut-être.

Toujours est-il que le Parti Socialiste devra sans doute se résoudre à mener une campagne électorale en solitaire. A moins que les appels du pied à la fameuse «société civile» ne soient entendus par celle-ci.

Si tel était le cas, la physionomie des binômes pourrait bien en surprendre plus d’un.

PB | 28/11/2014 - 19:06 | Lu: 28240 fois