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Elections Départementales: Gérald Sgobbo «ne s'interdit rien» en Pays d'Olmes

© midinews (archives)

Depuis les dernières élections municipales, Gérald Sgobbo se fait plutôt discret. Réélu dans sa mairie de Villeneuve, il a surtout pris les commandes de la communauté de communes du Pays d’Olmes au nez et surtout à la barbe de Marc Sanchez.

Alors que le landernau bruisse des rumeurs d’une candidature du maire de Lavelanet au scrutin départemental du mois de mars, celle de Gérald Sgobbo est juste murmurée. L’intéressé répond sans fard et se pose en observateur.

Serez-vous candidat aux élections départementales ?
«Pour l’instant, ce n’est pas d’actualité. J’ai beaucoup de travail et de dossiers à suivre à la communauté de communes, cela m’occupe déjà pas mal. Je n’ai pas d’ambition particulière pour ces élections… Mais je ne m’interdis rien non plus. Vous savez, il ne faut rien s’interdire, en politique comme dans la vie. Il faut surtout être capable d’analyser ce qui se passe.

Attendons par exemple de voir ce qui sortira des textes qui seront débattus au Parlement sur le contenu de la réforme territoriale. Quelles seront les compétences des Départements ? On n’en sait rien. C’est pour ça qu’il est important d’observer ce qui va se dérouler, de voir ce que seront les moyens d’action du Conseil général de demain
»

Le Parti Socialiste prône l’ouverture. Avez-vous été approché en vue de ces élections départementales ?
«J’ai eu une discussion avec le parti socialiste, oui, mais ils ne m’ont pas fait de proposition. Moi, je souhaite surtout que la dynamique que nous sommes parvenus à mettre en œuvre en Pays d’Olmes depuis quelques mois se maintienne dans la logique d’une non-politisation des débats.

Pour moi, les élections cantonales sont de grosses municipales, la politique politicienne n’a rien à y faire. C’est une erreur de chercher à y planter un drapeau. En 2011, ma candidature avait été politisée, à tort car je ne cherchais pas à m’opposer à Pierre Saboy sur ce plan-là. Je redoutais un manque de dynamisme pour sortir le Pays d’Olmes de ses difficultés. On voit ce qu’il en est aujourd’hui
»

Tant que je peux me passer d’un appareil politique, je m’en passerai
Entre le PS et l’UMP auquel vous avez adhéré il y a quelques années, duquel vous sentez-vous le plus proche ?
«Aujourd’hui ? D’aucun des deux. Je ne suis pas naïf, je sais que si on doit porter des ambitions pour un territoire il faut passer par un appareil. Mais tant que je peux m’en passer, je m’en passerais.

C’est aussi grâce à cela que l’on peut espérer intéresser du monde à la politique et attirer de nouvelles personnes pour s’investir dans la chose publique. A ces gens-là, je dis surtout de résister à ces appels ; il est préférable de travailler pour la collectivité et voir après ce qu’il en est.

Ma courte expérience dans un parti m’a démontré que l’on n’y est pas libre. Moi, je veux garder ma capacité à être honnête et entier avec moi-même et vis-à-vis de mes concitoyens. Des étiquettes on en a tous. Cela fait partie de la vie politique, mais la vraie, la seule qui compte, c’est celle que l’on parvient à se coller grâce à notre travail dans nos collectivités
»

Les tensions étaient vives au lendemain des municipales en Pays d’Olmes. Le climat s’est-il apaisé ?

«Quand il n’y pas d’élection, les choses sont toujours calmes. Quand les élections approchent, les tensions ressortent. Nous verrons bien…»

Marc Sanchez est souvent présenté comme votre principal opposant ; s’il se présente aux élections départementales, cela pourrait-il vous décider à vous lancer également ?
«Non, pour moi cela ne déclenchera rien. En revanche, je sais que cela provoquera un mouvement d’opposition plus large qui ne peut que nous faire perdre du temps. Et nous n’avons pas besoin de ça ! Aujourd’hui, quelques lueurs semblent nous donner du répit dans le marasme actuel. Jouons plutôt la carte du rassemblement»

Que pensez-vous de la réforme territoriale telle qu’elle se présente ?
«Je fais partie de ceux qui la souhaitaient, car il est nécessaire de revoir notre organisation territoriale. Je dis “allons-y” mais ne revenons pas en arrière. Même si tout ne me convient pas dans ce qui se prépare…

Mais attention à ne pas rééditer les erreurs passées. On voit bien par exemple que la création des communautés de communes n’a pas eu l’effet escompté. Ces mutualisations devaient nous permettre de diminuer nos charges de fonctionnement, notamment en personnel.

Les premières analyses se basaient sur un calcul mathématique dans lequel 1+1 devait faire 1,8 ; en fait cela fait 2,2. Donc, sur un plan général, les intercommunalités ont créé des emplois supplémentaires et encore alourdi les dépenses
»

PB | 04/12/2014 - 18:57 | Lu: 29971 fois