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Une femme abattue à Saint-Girons: l'enquête tente de comprendre le geste du meurtrier
01/07/2010 | 21:22
© MidiNews 2010
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Dès hier, nous relations le tragique assassinat d'une femme en plein Saint-Girons.

Vers 17 h, celle-ci recevait un coup de fusil, alors qu'elle venait juste de monter dans sa voiture à la suite d'une réunion de travail.
Le meurtrier se donnait aussitôt la mort d'une balle dans la tête.

Aujourd'hui, près de 24 heures après le drame, si les faits semblent avérés, l'incompréhension est totale concernant ce geste d'une violence inouïe.

Selon Antoine Leroy, procureur de la république de l'Ariège, «on sait ce qu'il s'est passé et comment ça s'est passé.

Au moins trois témoins visuels et auditifs ont vu exactement la même chose. Ce que l'on ne sait pas, c'est pourquoi
»

Chez toutes les personnes ayant assisté à la scène, le témoignage est en effet le même.

Vers 17 h ce mercredi, un homme septuagénaire se dirige vers le véhicule de la victime, une arme à la main.

Arrivé devant la voiture, il crie son prénom: «Karima ! » Il pointe son arme vers elle et l'abat sans hésitation, alors qu'elle est encore à l'intérieur du véhicule.

Puis il décharge son fusil, charge une autre balle et la retourne contre lui en se tirant dans le front. Le tueur s'écroule près de la voiture.

Un acte prémédité selon le procureur de la république, qui précise: «nous avons retrouvé son sac à dos, dans lequel il y avait la crosse du fusil, ainsi qu'un couteau de cuisine, une lame de 20 centimètres»

Désormais l'enquête qui vient de démarrer se doit d'établir dans quelles circonstances les deux individus auraient pu se rencontrer.

Pour Antoine Leroy, «les gendarmes ont fait un tour assez facile de la personnalité de la victime: une femme honorablement connue, appréciée unanimement dans son village et sur son lieu professionnel»

Et d'ajouter, «on sait moins de choses sur le mis en cause, qui a sans doute des problèmes psychiatriques et qui a sans doute était hospitalisé. Judiciairement, il n'était pas connu pour des affaires récentes»

A l'heure actuelle, un éventuel lien entre la profession de la victime (impliquée dans le milieu associatif pendant longtemps), et le meurtrier n'est pas écarté, «lui était une personne qui vivait à l'évidence dans une situation très précaire.

Et comme la victime avait comme rôle (dans le milieu associatif) d'aider les gens en difficulté, on peut tout à fait imaginer qu'ils se connaissaient. Et c'est une première piste qui va être explorée
»

Si les faits sont établis, de nombreux mystères planent encore sur le drame.

Pourquoi cet homme a-t-il commis ce geste irrémédiable? Sans laisser aucune chance à sa victime ni à lui même en se suicidant? Pourquoi a-t-il crié son nom avant de tirer?

L'enquête en dira sûrement un peu plus sur ce crime qui, à Saint-Girons comme en Ariège, laisse tout le monde abasourdi.

La victime laisse derrière elle son conjoint ainsi que deux enfants de 5 et 8 ans.

actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 01/07/2010 | 21:22 | Lu: 26202 fois