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L'expédition des «pieds nickelés» finit au tribunal correctionnel de Foix
26/04/2012 | 19:00
© MidiNews 2012

Quand l'avocat des prévenus, Me Salva parle d'une «expédition de pieds nickelés», le rire n'est pas loin dans la salle du tribunal correctionnel.

Faut avouer, G et son oncle comptent à leur actif pas moins de 46 condamnations dans leur casier judiciaire.

Tout débute un soir du 25 février 2012 à Foix.

Les deux hommes prennent le train à Toulouse avec l'intention d'aller «casser les magasins du Pas de la Case ... là bas y a de l'argent!»

Manque de bol, le train s'arrête en gare de Foix.

Les deux hommes descendent et désœuvrés tentent leur chance dans la cité comtale.

Premier arrêt à l'Office de Tourisme. À 3h du matin l'alarme se déclenche, ils sont obligés de «décamper»

Leur promenade les conduit devant le restaurant Le Grilladou.

La porte est fracturée, la caisse vidée (c'est G dira le tonton aux enquêteurs).

Bilan du casse: 77€50 et deux bouteilles d'alcool, «pas lourd quoi»

Ils essayent alors de «visiter» un autre local. Mais rien: des clous.

À 5 heures du matin, ils ont vidé les bouteilles d'alcool et sont saouls quand une patrouille de police qui a suivi leurs traces les interpelle.

Durant leur garde à vue, l'oncle qui totalise 32 condamnations (dont une pour «stup») avoue rapidement les vols.


Son neveu est seul à la barre du tribunal.

Encadré par deux policiers (il arrive de Rodez où il purge une peine de prison), l'homme âgé de 31 ans semble ailleurs, l'air un peu «simplet», il ne sait que répondre quand la présidente du tribunal lui demande «s'il aime traîner en prison et le pourquoi de ces vols»

«J'en sais rien» répond-il, «c'est pour passer le temps»

Et le temps en effet, il le passe en prison.

Depuis 2003, pas moins de 13 condamnations pour vol bien sûr, mais aussi stupéfiants, vol avec violence, dégradations, outrage à agent et menaces de mort sur son casier judiciaire.

Il ne sait quoi répondre pour expliquer ses actes et n'a «rien de spécial à dire»

Il reste là, bras ballants, et ne manifeste aucune émotion quand le procureur demande un an de prison pour lui et la peine plancher pour l'oncle, c'est à dire 3 ans.

«Ils ne comprennent pas le message que leur adresse la justice» explique l'avocat.

Me Salva poursuit: «ce sont des êtres humains mais ils sont dans l'incapacité de comprendre le mal qu'ils font aux autres»

L'avocat parle de «misère sociale. La prison est-elle pour autant une solution ?» demande t-il à la cour.

«Il faut regarder l'aspect humain de ces deux personnes perdues dans cette société»

L'indulgence était demandée par l'avocat qui n'a pas été entendu, le tribunal a suivi exactement les réquisitions du procureur.

Dorénavant, les mentions sur leurs casiers comptent un chiffre de plus, 14 pour G, 34 pour son oncle.

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auteur: NR | publié le: 26/04/2012 | 19:00 | Lu: 17755 fois