Les réserves du musée départemental nous livrent leurs secrets
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22/01/2009 | 17:31
Depuis 2005, le Conseil général a entrepris d’apporter un certain nombre de modifications et d’améliorations aux différents sites accueillant les collections et présentant au public le patrimoine départemental.
Il en est ainsi du château des comtes de Foix, du Parc de la Préhistoire ou du Palais des Evêques de Saint-Lizier dont la réouverture est prévue au premier semestre 2010.
A quelques encablures du musée départemental, une nouvelle réserve conçue selon un cahier des charges rigoureux établi en concertation avec la Direction des Musées de France, a été réalisée dans un ancien bâtiment appartenant au Conseil général.
Ce bâtiment de 300m² pour un budget de 250 000€, adapté aux besoins de la conservation et de la gestion des collections mais également à l’accueil des chercheurs avec un espace documentaire, est désormais opérationnel.
C’est en présence d’Anne-Marie Albertin, conservateur départemental, d’Alain Duran, vice-président du Conseil général, de Jean-Louis Attané, directeur du service culture et de Francine Soum-Douillet, adjointe à la mairie de Saint-Girons, qu’une visite avec la presse a été organisée.
Salle de mise en quarantaine destinée à la réception des objets entrants afin d’éviter toute contagion en cas d’infestation (insectes, champignons), un atelier d’entretien et de restauration, une salle d’accueil des chercheurs mais surtout des salles de stockage équipées de rayonnages homologués, respectant les normes d’hygrométrie et la température nécessaires à la bonne conservation du matériel stocké…
La sécurité étant assurée 24h/24 par un système de détecteurs volumétriques et incendies qui couvre l’ensemble du bâtiment.
Car parmi le matériel stocké, les pièces emblématiques des collections départementales rendues prochainement aux salles du Palais des Evêques: la célèbre collection Bégouën, les trésors monétaires gallo-romains, les sarcophages paléochrétiens, les statues d’art religieux des XVII et XVIIIIe siècles…
Ou un squelette de mammouth rentré dans les collections en 1902, restauré par le Musée d’Histoire Naturelle de Paris, qui lui, sera présenté dans la grande salle du Parc de la Préhistoire à Tarascon.
Tout est soigneusement numéroté, inventorié, emballé et protégé pour la postérité.
Car comme l’a indiqué le conservateur en déballant minutieusement des émaux du XVIIIe à l’effigie de César: «les réserves sont réalisées pour 20 ans, il faut donc anticiper l’espace destiné au stockage car au-delà de l’aspect conservation préventive et valorisation du patrimoine, nous devons mettre en place une politique d’acquisition en cohérence avec le projet scientifique et culturel du musée […]
Ainsi les derniers objets qui rejoindront cette année les collections du musée sont les découvertes archéologiques issus des fouilles de la nécropole mérovingienne de Bénazet (ils seront présentés au public à l’hôtel d’Ardouin à Mazères dans le futur centre d’interprétation des Mérovingiens), trois peintures du XVIIIe provenant de la succession Lévis-Mirepoix ou encore deux statues contemporaines représentant Esclarmonde de la plasticienne Jeannie Lucas»
Le musée de l’Ariège a été créé en 1882 et s’est développé au rythme des objets déposés par les collectionneurs et les érudits du XIXe siècle.
Parmi eux, Félix Garrigou qui fit don au musée départemental de 4000 échantillons de la faune des cavernes.
Aujourd’hui, ce sont près de 15 000 objets de nature et volume très variable, allant de la préhistoire à l’époque contemporaine et couvrant les champs techniques, scientifiques et artistiques qui sont stockés dans les réserves.
«Elles constituent la partie immergée de l’iceberg, explique Alain Duran, car tous les objets ne peuvent être exposés dans les musées, les réserves permettent de renouveler les collections présentées au public […] seule une toute petite proportion trouve place dans les vitrines, les autres sont conservés à des fins d’étude»
Chercheurs et étudiants sont en effet accueillis régulièrement en réserve sur rendez-vous afin d’étudier les objets.
«Les liens avec les universités et les autres musées seront amenés à se densifier, précise Alain Duran, permettant ainsi le développement de la recherche sur l’histoire de notre département et l’inscription de nos collections dans un réseau structuré de chercheurs et de professionnels du patrimoine»
On peut penser que le musée du Louvre pour l’art roman ou les antiquités, le musée des Antiquités Nationales, celui des Eyzies pour la préhistoire ou l’anthropologie, pourront concéder les prêts de quelques pièces découvertes en Ariège et présentées dans les meilleures conditions dans les nouvelles salles du musée départemental bientôt rénové.
Photos et vidéo: ©AriegeNews 2009
Il en est ainsi du château des comtes de Foix, du Parc de la Préhistoire ou du Palais des Evêques de Saint-Lizier dont la réouverture est prévue au premier semestre 2010.
A quelques encablures du musée départemental, une nouvelle réserve conçue selon un cahier des charges rigoureux établi en concertation avec la Direction des Musées de France, a été réalisée dans un ancien bâtiment appartenant au Conseil général.
Ce bâtiment de 300m² pour un budget de 250 000€, adapté aux besoins de la conservation et de la gestion des collections mais également à l’accueil des chercheurs avec un espace documentaire, est désormais opérationnel.
C’est en présence d’Anne-Marie Albertin, conservateur départemental, d’Alain Duran, vice-président du Conseil général, de Jean-Louis Attané, directeur du service culture et de Francine Soum-Douillet, adjointe à la mairie de Saint-Girons, qu’une visite avec la presse a été organisée.
Salle de mise en quarantaine destinée à la réception des objets entrants afin d’éviter toute contagion en cas d’infestation (insectes, champignons), un atelier d’entretien et de restauration, une salle d’accueil des chercheurs mais surtout des salles de stockage équipées de rayonnages homologués, respectant les normes d’hygrométrie et la température nécessaires à la bonne conservation du matériel stocké…
La sécurité étant assurée 24h/24 par un système de détecteurs volumétriques et incendies qui couvre l’ensemble du bâtiment.
Car parmi le matériel stocké, les pièces emblématiques des collections départementales rendues prochainement aux salles du Palais des Evêques: la célèbre collection Bégouën, les trésors monétaires gallo-romains, les sarcophages paléochrétiens, les statues d’art religieux des XVII et XVIIIIe siècles…
Ou un squelette de mammouth rentré dans les collections en 1902, restauré par le Musée d’Histoire Naturelle de Paris, qui lui, sera présenté dans la grande salle du Parc de la Préhistoire à Tarascon.
Tout est soigneusement numéroté, inventorié, emballé et protégé pour la postérité.
Car comme l’a indiqué le conservateur en déballant minutieusement des émaux du XVIIIe à l’effigie de César: «les réserves sont réalisées pour 20 ans, il faut donc anticiper l’espace destiné au stockage car au-delà de l’aspect conservation préventive et valorisation du patrimoine, nous devons mettre en place une politique d’acquisition en cohérence avec le projet scientifique et culturel du musée […]
Ainsi les derniers objets qui rejoindront cette année les collections du musée sont les découvertes archéologiques issus des fouilles de la nécropole mérovingienne de Bénazet (ils seront présentés au public à l’hôtel d’Ardouin à Mazères dans le futur centre d’interprétation des Mérovingiens), trois peintures du XVIIIe provenant de la succession Lévis-Mirepoix ou encore deux statues contemporaines représentant Esclarmonde de la plasticienne Jeannie Lucas»
Le musée de l’Ariège a été créé en 1882 et s’est développé au rythme des objets déposés par les collectionneurs et les érudits du XIXe siècle.
Parmi eux, Félix Garrigou qui fit don au musée départemental de 4000 échantillons de la faune des cavernes.
Aujourd’hui, ce sont près de 15 000 objets de nature et volume très variable, allant de la préhistoire à l’époque contemporaine et couvrant les champs techniques, scientifiques et artistiques qui sont stockés dans les réserves.
«Elles constituent la partie immergée de l’iceberg, explique Alain Duran, car tous les objets ne peuvent être exposés dans les musées, les réserves permettent de renouveler les collections présentées au public […] seule une toute petite proportion trouve place dans les vitrines, les autres sont conservés à des fins d’étude»
Chercheurs et étudiants sont en effet accueillis régulièrement en réserve sur rendez-vous afin d’étudier les objets.
«Les liens avec les universités et les autres musées seront amenés à se densifier, précise Alain Duran, permettant ainsi le développement de la recherche sur l’histoire de notre département et l’inscription de nos collections dans un réseau structuré de chercheurs et de professionnels du patrimoine»
On peut penser que le musée du Louvre pour l’art roman ou les antiquités, le musée des Antiquités Nationales, celui des Eyzies pour la préhistoire ou l’anthropologie, pourront concéder les prêts de quelques pièces découvertes en Ariège et présentées dans les meilleures conditions dans les nouvelles salles du musée départemental bientôt rénové.
Photos et vidéo: ©AriegeNews 2009
publié le: 22/01/2009 | 17:31 | Lu: 13753 fois
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