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Montréal-de-Sos: un château qui continue de révéler ses secrets...
08/07/2009 | 20:19
Depuis le 17 juin, si on s’aventure sur les hauteurs du château de Montreal-de-Sos à Olbier, ça gratte, ça farfouille, ça tamise, bref… ça fouille.
Pour résoudre les secrets de ce château imprenable, des dizaines de bénévoles participent aux fouilles jusqu’au 9 juillet.
Chaque année depuis neuf ans, avec l’appui de la mairie d’Auzat, l’historienne Florence Guillot mène les recherches: «depuis que j’ai commencé ces fouilles, ma vision des châteaux en Haute Ariège a été totalement révolutionnée.
Avant, on ne pensait pas qu’il était possible d’avoir une occupation aristocratique pendant le XIVème siècle ici. Or, on a retrouvé des bouts de tapisserie.
Avant les fouilles, il n’était pas non plus pensable qu’il y ait une occupation des lieux avant les comtes de Foix»
Chaque année, les fouilles révèlent certains secrets du site qui a connu plusieurs phases d’occupation depuis l’âge du bronze jusqu’au moyen-âge.
L’historienne commente: «cette année, on a bien caractérisé l’occupation ancienne des lieux. On a trouvé une grande quantité de matériel antique de la fin de l’âge de fer.
C’est très intéressant car on se demandait toujours si le matériel antique qu’on trouvait avait été apporté, où si il venait vraiment du site.
On a désormais la réponse, mais on n’en saura jamais vraiment plus, car le château médiéval a tout abîmé»
C’est aussi le XIIIème siècle qui a été mis à l’honneur cet année: «le château était alors une caserne du comte de Foix.
C’est un des cinq plus gros châteaux avec Lordat, Foix, Montgrenier, et Calamès près de Bedeilhac. Il matérialisait et symbolisait le pouvoir du comte de Foix. C’était un bâtiment très important»
Chaque jour, c’est entre 20 et 30 bénévoles qui travaillent. Ils sont étudiants en archéologie, amateurs d’histoire, historiens ou bien simples curieux.
Certains viennent de loin, comme Emmanuelle, une bretonne qui fouille depuis six ans: «je me suis attachée à cet endroit. J’ai envie chaque année de revenir et de voir l’avancée des découvertes et des travaux»
Pour Francis, venu d’une vallée voisine, ces fouilles sont une première: «je suis un habitué du bénévolat. C’est mon deuxième jour mais je trouve que c’est super de découvrir toutes ces choses»
Mais en revenant sur le chantier pour le début des travaux, l’équipe a parfois de mauvaises surprises. Elle constate souvent le passage de «fouilleurs clandestins», qui viennent dégrader le site à la recherche d’or ou d’objets précieux...
La main dans un sac plastique rempli de clou, Florence Guillot explique: «ce sont des clous que nous déposons à notre départ pour brouiller les pistes des détecteurs de métaux»
Elle s’agace: «ils viennent chercher des trésors, mais ce sont de purs fantasmes. Car le médiéval, ce n’est pas une époque riche. C’est une époque essentiellement agricole.
Une fouille, qu’elle soit clandestine ou non, ça détruit. Il faut donc que ça soit fait dans les règles de l’art. Sinon, c’est une catastrophe !»
Selon Jean-Paul Calvet, venu d’un autre chantier dans le Tarn, «le problèmes des fouilleurs clandestins, c’est qu’ils repartent toujours dépités car ils ne trouvent presque rien.
Mais quand ils repartent, ils ont tout détruit. Le seul trésor qu’il y a à trouver ici, c’est la connaissance de l’histoire»
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
Pour résoudre les secrets de ce château imprenable, des dizaines de bénévoles participent aux fouilles jusqu’au 9 juillet.
Chaque année depuis neuf ans, avec l’appui de la mairie d’Auzat, l’historienne Florence Guillot mène les recherches: «depuis que j’ai commencé ces fouilles, ma vision des châteaux en Haute Ariège a été totalement révolutionnée.
Avant, on ne pensait pas qu’il était possible d’avoir une occupation aristocratique pendant le XIVème siècle ici. Or, on a retrouvé des bouts de tapisserie.
Avant les fouilles, il n’était pas non plus pensable qu’il y ait une occupation des lieux avant les comtes de Foix»
Chaque année, les fouilles révèlent certains secrets du site qui a connu plusieurs phases d’occupation depuis l’âge du bronze jusqu’au moyen-âge.
L’historienne commente: «cette année, on a bien caractérisé l’occupation ancienne des lieux. On a trouvé une grande quantité de matériel antique de la fin de l’âge de fer.
C’est très intéressant car on se demandait toujours si le matériel antique qu’on trouvait avait été apporté, où si il venait vraiment du site.
On a désormais la réponse, mais on n’en saura jamais vraiment plus, car le château médiéval a tout abîmé»
C’est aussi le XIIIème siècle qui a été mis à l’honneur cet année: «le château était alors une caserne du comte de Foix.
C’est un des cinq plus gros châteaux avec Lordat, Foix, Montgrenier, et Calamès près de Bedeilhac. Il matérialisait et symbolisait le pouvoir du comte de Foix. C’était un bâtiment très important»
Chaque jour, c’est entre 20 et 30 bénévoles qui travaillent. Ils sont étudiants en archéologie, amateurs d’histoire, historiens ou bien simples curieux.
Certains viennent de loin, comme Emmanuelle, une bretonne qui fouille depuis six ans: «je me suis attachée à cet endroit. J’ai envie chaque année de revenir et de voir l’avancée des découvertes et des travaux»
Pour Francis, venu d’une vallée voisine, ces fouilles sont une première: «je suis un habitué du bénévolat. C’est mon deuxième jour mais je trouve que c’est super de découvrir toutes ces choses»
Mais en revenant sur le chantier pour le début des travaux, l’équipe a parfois de mauvaises surprises. Elle constate souvent le passage de «fouilleurs clandestins», qui viennent dégrader le site à la recherche d’or ou d’objets précieux...
La main dans un sac plastique rempli de clou, Florence Guillot explique: «ce sont des clous que nous déposons à notre départ pour brouiller les pistes des détecteurs de métaux»
Elle s’agace: «ils viennent chercher des trésors, mais ce sont de purs fantasmes. Car le médiéval, ce n’est pas une époque riche. C’est une époque essentiellement agricole.
Une fouille, qu’elle soit clandestine ou non, ça détruit. Il faut donc que ça soit fait dans les règles de l’art. Sinon, c’est une catastrophe !»
Selon Jean-Paul Calvet, venu d’un autre chantier dans le Tarn, «le problèmes des fouilleurs clandestins, c’est qu’ils repartent toujours dépités car ils ne trouvent presque rien.
Mais quand ils repartent, ils ont tout détruit. Le seul trésor qu’il y a à trouver ici, c’est la connaissance de l’histoire»
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 08/07/2009 | 20:19 | Lu: 12514 fois
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