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Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: Première garderie Appaméenne
01/03/2011 | 19:33

C'est lors de la séance du 29 mars 1851 que fut décidée la mise en place dans la ville de Pamiers d'une salle d'asile, ancêtre de l'école maternelle.

L'objectif était de pouvoir faire garder les enfants des ouvrières qui travaillaient et qui ne pouvaient pas s'en occuper au quotidien, la demande se faisant de plus en plus pressante dans la commune.

«Monsieur le Maire a appelé l’attention du Conseil Municipal sur l’institution d’une salle d’asile.

Les institutions établies à Paris en 1825, placées d’abord sous la direction de dames patronnesses donnèrent bientôt les plus heureux résultats et engagèrent le gouvernement à prendre ces nouvelles fondations sous sa tutelle.

En 1833, le Ministre de l’Institution Publique les fit entrer dans ses attributions et le conseil royal leur donna un règlement.

Le 22 décembre 1837, une ordonnance royale donna à ces établissements des lois uniformes et enfin la dernière loi sur l’instruction publique les a reconnus et leur a donné une vie nouvelle.

Les précieuses fondations se sont multipliées sur tous les points de la France.

Il serait heureux que la ville de Pamiers pût être dotée d’une institution aussi bienfaisante.

Les enfants, après leur sevrage, sont une charge considérable pour leur famille.

S’ils sont abandonnés à eux-mêmes, ils sont exposés à des dangers sans nombre.

Si la mère les surveille, elle néglige nécessairement ses autres occupations et est obligée de renoncer au travail qui l’appelle hors de chez elle et qui lui procurerait un salaire souvent nécessaire pour l’entretien de sa famille.

C’est donc pour les parents un immense avantage que de savoir pendant les heures de travail, les enfants gardés et soignés.

Le Conseil municipal doit donc faire tous les efforts pour doter la ville d’une institution dont le besoin est généralement senti.

Déjà par sa délibération du 31 mai 1849, le conseil avait pris cette proposition en considération.

Le moment est venu de la mettre à exécution.

Comme vous le voyez par le rapport de l’architecte de la ville, l’école communale de filles, dirigée par les sœurs de St Vincent de Paul, est dans un tel état de dégradation que la vie des enfants s’y trouve en danger.

En rétablissant cet édifice conformément au plan fourni par monsieur l’architecte, on trouvera un local spacieux, sain, bien aéré et parfaitement situé pour l’établissement d’une salle d’asile.

La dépense portée par ce devis s’élève à une somme de treize mille francs
»

La salle d’asile sera fondée sous la Direction des sœurs de St Vincent de Paul sur l’ancien local de l’école communale de filles.

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auteur: PR | publié le: 01/03/2011 | 19:33 | Lu: 8939 fois